Natacha Gachnang, pilote de F2, ou le virus de la vitesse

Le virus de la vitesse La pilote de F2 Natacha Gachnang poursuit son rêve de passer à la F1...

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Par Jennifer Segui / Photo: © Aldo Ellena/arkive.ch

 

Le virus de la vitesse La pilote de F2 Natacha Gachnang poursuit son rêve de passer à la F1.

Elle a ça dans le sang. L’expression est facile, bien commode pour tenter de transmettre la passion qui anime la jeune pilote de 22 ans. Mais, dans le cas de Natacha Gachnang, il y a fort à parier que la génétique a quelque chose à voir dans tout ça: un grand-père pilote, un papa et des oncles garagistes et un cousin, Sébastien Buemi, qui évolue depuis cette année en Formule 1. Envoyer les gaz est donc une seconde nature chez les Gachnang.

En cette fin d’automne, la native d’Aigle, désormais installée à Saint-Gingolph avec son amoureux, cultive sa forme. Au programme fitness et cardio pour améliorer la musculature de sa nuque, de son dos et des bras et encaisser la pression des G. Déçue par sa saison, la première pour elle en Formule 2, la jeune femme, qui évoluait seule au milieu des garçons, l’est sans doute. La faute à pas de chance et surtout à un véhicule qui s’est révélé défectueux. Mais quelques bonnes performances,  notamment en endurance où elle a obtenu une belle troisième place sur le circuit de Nürburgring lèvent le doute: une voiture performante entre les mains et elle est capable de tout. Petite, elle devançait d’ailleurs souvent son cousin Sébastien, son cadet d’une année, avec qui tout a commencé par quelques tours de kart autour du garage familial. Avec lui, elle partage le désir d’aller le plus haut possible pour sa passion, à la recherche de sensations fortes, «quand tout est optimum, bien réglé, que la piste est belle et que la voiture flirte avec l’adhérence». La réputation macho du sport auto? Voilà qui ne l’effraie pas: «C’est sur le circuit qu’on discute, pas ailleurs!» Et puis si son rêve d’entrer un jour en Formule 1 se réalise, y aura-t-il un bel Adonis pour lui tenir son parapluie, équivalent des bimbos qui protègent de leur ombrelle la tête des pilotes sur la ligne de départ? Décidément non, aucun homme ne fera de l’ombre à la belle Natacha!


C’est sur le circuit qu’on discute, pas ailleurs!

 

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