Dossiers
Trois fusibles à mettre en place pour lever le pied à temps
et garder la tête hors de l’eau malgré la pression.
1) Reconnaître le stress cumulatif
Le stress cumulatif fonctionne comme un escalier: l’idée, c’est qu’on est bien et calme quand on est en bas des marches. Quand la pression monte, on gravit les marches et on s’éloigne de ce point de confort. Et plus on avance vers le haut, plus on aura besoin de ressources pour redescendre au point d’équilibre. Bon à savoir aussi, plus on s’élève vers le haut de l’escalier, plus les problèmes qui apparaissent deviennent chroniques, et plus la descente demandera du temps et de l’énergie.
Pour éviter de monter trop haut, il faut apprendre à bien se connaître. Le corps émet des signaux qui devraient nous permettre de prendre à temps des mesures pour faire retomber la pression. Pour mieux connaître son système d’alarme interne, on repère et on liste ses «signalisateurs de stress». En vrac, ces indicateurs peuvent être physiques (fatigue, maux de dos, etc.), émotionnels (anxiété, irritabilité, cauchemars…), mentaux (trous de mémoire, manque de concentration ou de créativité…), relationnels (problèmes de couple, repli sur soi…) ou comportementaux (consommation accrue d’alcool, de tabac, hyperactivité…).
Comment réagir?
Une fois qu’on a repéré un ou plusieurs signaux, on se programme rapidos une soirée DVD, un cours de yoga, un week-end à la montagne ou un dîner entre copines, bref, quelque chose qui nous relaxe et nous fait plaisir. A nous de voir de quoi se compose notre trousse d’urgence…
2) Identifier les sources de stress
Différencier les sources de stress externes et internes est important, car cela permet de définir la stratégie à adopter face à un stresseur.
- Stresseurs externes: Surcharge de travail, pressions, manque de reconnaissance ou de soutien…Comment réagir: Discuter, clarifier son cahier des charges, (apprendre à) dire non.
- Stresseurs internes: Notre «gendarme intérieur», nos idées préconçues, un manque de confiance en soi, trop de perfectionnisme, des attentes irréalistes, bref, tout ce qui fait que l’on se met soi-même la pression.
Comment réagir?
Repérer pourquoi on stresse à ce point quitte, si on n’y arrive pas seule, à faire appel à un pro (psy, coach…). Si on tourne en rond en ruminant, on dresse une liste de ce qui nous stresse, puis on note les solutions qui nous viennent à l’esprit. Ça ne résoudra peut-être pas le problème du premier coup, mais ça nous permettra au moins d’arrêter d’y penser.
3) Etre proactif
On ne reste jamais les bras croisés devant un problème, car le sentiment d’impuissance est très néfaste pour le mental.
Comment réagir?
Une fois que l’on a identifié ses stresseurs, cela permet de «saucissonner» les choses. Dès lors, on ne sera plus face à une énorme montagne de problèmes à résoudre, mais devant une série de petits problèmes à régler les uns après les autres, ce qui permet de prendre le taureau par les cornes. Et surtout on arrête d’essayer de plaire et de faire plaisir à tout le monde.
En savoir plus
Pour apprendre à gérer son stress de façon créative, Christine Meinhard organise des séminaires à l’institut ODEF, à Genève. Renseignements et programme sur www.odef.ch.
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