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    J’ai testé: la montre connectée qui n’est pas une iWatch

    Il n’y a pas qu’Apple dans la vie. J’ai testé la tocante technologique de Frédérique Constant, belle et intemporelle, durant quelques jours. Voici mon avis.

    Publié le 
    28 Août 2015
     par 
    Julien Pidoux

    Honnêtement, je n’ai pas aperçu beaucoup d’iWatch autour de moi. Les poignets helvétiques semblent préférer des montres plus classiques, qu’elles soient à quartz, automatiques ou digitales. Et personnellement, je fais (encore?) partie des sceptiques. Je regarde déjà bien assez mon smartphone comme cela, et j’ai davantage envie de déconnecter que d’être encore plus connecté.

    Alors quand on me propose de tester la tocante technologique de Frédérique Constant, l’Horological smartwatch, j’hésite. Et j’attends de voir.

    Oui, mais voilà: en ouvrant le paquet, je découvre non pas un gadget high-tech, mais une pièce d’horlogerie. Swiss made évidemment, belle et intemporelle. Elle est bourrée de capteurs, certes, mais elle garde un design traditionnel. Niveau look, j'adhère.

    Premiers pas: je dois télécharger l’application adhoc, MotionX, et synchroniser mon iPhone et ma nouvelle montre en acier noir et cuir brun. Plutôt facile, même s’il m’a fallu allumer et éteindre le bluetooth de mon portable à deux reprises pour que l’opération se fasse. J’entre mon poids, mon âge, ma taille, afin d’être le plus précis possible. Et c'est parti.

    Alors certes, les capacités de cette smartwatch ne sont pas celles de l’iWatch. On ne reçoit pas ses sms dessus, on ne voit pas qui nous appelle, on ne peut pas y lire Google maps. Pour ça, il me faut encore dégainer mon téléphone. Je survivrai, j'en suis persuadé.

    En ce premier jour d'utilisation, elle m’indique combien de pas j’ai effectué (environ 4800 entre mon domicile et la rédaction, 9600 aller-retour, j’atteins presque les 10000 pas que je m’étais fixé et qui sont recommandés par les professionnels de la santé).

    Avant de me jeter dans les bras de Morphée, je pense à enclencher le mode sommeil. Si je la garde au poignet, les données seront, me dit-on, plus précises que si je glisse ma montre sous mon oreiller. Pendant que je rêve, elle engrange des données sur mon dodo. Et moi qui pensais ne pas être intéressé par ces «futilités», me voici au petit matin devant mon muesli, en train de découvrir mes cycles de sommeil, au moyen d’un graphique très clair. En gros, j’ai dormi au total 3 heures 30 d’un sommeil profond, et 4 heures 20 d’un sommeil léger. Mon app a l’air fière de moi, j’ai rempli à 112% les objectifs. Curieux, je vais sur internet en savoir un peu plus sur les phases du sommeil. Me voici moins bête.

    Surprise: après une journée «classique» (aller-retour au travail à pied, journée au bureau), ma nouvelle amie me dit que j’ai brûlé près de 2000 calories. Et cela sans comptabiliser mon yoga du matin ni mon cours de sport à midi. Je m’offre une pomme pour me féliciter. Et histoire de ne pas passer la journée comme un zombie devant mon écran, je règle le mode «get active». Elle sonne à intervalle régulier (c’est moi qui choisis cet intervalle, je l’ai réglé sur 60 minutes) pour me rappeler de me lever, faire quelques pas et me dégourdir.

    Pour cette deuxième nuit, j’essaie le mode «smart alarm». En gros, la montre sonne lorsque je suis dans une phase de sommeil léger, pour un réveil tout en douceur. Ma journée commence ainsi sous les meilleures auspices.

    Surprise bis: en cette troisième journée de test, je réalise avoir fait 11 101 pas. Soit 111% de mes objectifs, 9,1 kilomètres parcourus et 2345 calories brûlées. Pas mal, non? Je me demande tout à coup à quoi cela sert encore de faire du sport. Quoi qu'il en soit, grâce à elle, j'ai décidé de ne plus prendre le bus entre mon boulot et mon domicile, afin de comptabiliser davantage de pas (je veux que ma montre soit fière de moi!). Pour le reste, ma vie ne va pas changer, mais c'est toujours un plaisir d'arborer une jolie montre à son poignet. Ah oui, en plus de tout ça, elle donne l'heure avec précision. 

    LES PLUS: Swiss made, design intemporel, simplicité de l'interface app

    LES MOINS: La palette de fonctions, limitée

     

    Modèle acier sur bracelet cuir (photo, modèle testé): 995 fr.

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