Egalité de neurones

Adélita Genoud

Celui qui postule que les femmes sont des sous-douées végétatives en maths et en haute technologie mérite un châtiment. Corporel, cela va sans dire.

Adélita Genoud, rédactrice en chef adjointe de Femina.

Adélita Genoud, rédactrice en chef adjointe de Femina. © Corinne Sporrer

Et pas un simple aller-retour facial. Non, quelque chose de plus raffiné, comme seuls les affables chefs de file de l’Inquisition en avaient le secret. Or disons-le haut et fort, (sauf défaillance génétique) tous les êtres humains et «humaines» naissent égaux devant le neurone. Et si le «celui» cité en préambule est encore traversé de doutes qu’il lise aussitôt Pourquoi les filles sont si bonnes en maths et 40 autres histoires sur notre cerveau (Ed. Odile Jacob), de Laurent Cohen. Lequel as de la circonvolution cervicale démantibule les idées reçues à propos du 1,3 kilo de matière grise qui garnit nos boîtes crâniennes.

Nonobstant, le bipède, qui jette l’opprobre sur la gent féminine, n’est pas un élément isolé. Une belle grosse poignée «d’hypertestostéronisés» nous assimile encore à des impotentes de la calculette, de la cybernétique et de la téléphonie mobile réunis. Faites-en la désobligeante expérience. Flanquée de votre cher et tendre, débarquez dans un magasin spécialisé en outils de communication contemporains. Et observez. Ostensiblement, votre vis-à-vis répond à VOS questions en s’adressant exclusivement à votre compagnon. Nous sommes d’accord pour le châtiment corporel sophistiqué?

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