Roman: Aesculapius, les mystères de Druon de Brévaux

Voilà du grand-guignolesque comme on l’aime: au début du XIVe siècle, Jehan Fauvel, mire (c’est ainsi que l’on appelle les médecins itinérants à l’époque) est condamné à mort par l’Inquisition...

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Par Sylvie Ulmann

 

Voilà du grand-guignolesque comme on l’aime: au début du XIVe siècle, Jehan Fauvel, mire (c’est ainsi que l’on appelle les médecins itinérants à l’époque) est condamné à mort par l’Inquisition.

 

Motif: il a permis à des femmes d’accoucher sans douleur. Une véritable hérésie. Mais ne faudrait-il pas plutôt chercher la raison de sa mort dans cette mystérieuse pierre rouge qui lui est passée entre les mains? Sa fille Héluise, à qui Jehan a eu la bonne idée de transmettre son savoir, se sent menacée. Pour sauver sa peau, elle devient Druon, mire. Le hasard l’emmène au château de Dame Béatrice, où un animal semblant tout droit sorti de l’Enfer, joue les tueurs en série. Mais Druon ne croit pas aux monstres. Quelqu’un voudrait-il voir Dame Béatrice céder sa place à un mâle?

Ce roman au rythme trépidant, est bourré de vocabulaire et de notions d’époque, brièvement expliqués en bas de page. Une façon de nous plonger plus profondément dans l’ambiance de cette époque épique et opaque. On attend avec impatience la suite des aventures du mire-détective Druon de Brévaux !

Aesculapius, les mystères de Druon de Brévaux, d’Andrea H. Japp. Ed. Flammarion, 448 pages.

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