Dossiers
De la neige, beaucoup de neige, beaucoup de solitude aussi. Puis cet accident de voiture sur la route de Klodzko, et là-haut, Petro mort un dimanche, et son point d’exclamation pour que le village comprenne enfin. Mais personne ne lève jamais les yeux vers la montagne. Quelque chose est arrivé sans savoir exactement quoi et quand. Les mots se mélangent, polonais, ukrainiens, à cause sans doute de cette frontière qui a changé de place en une nuit. Tout semble immensément loin, infranchissable, lugubre. Même le soleil de Malaisie n’arrive pas à effacer la profonde tristesse de ces trois récits incertains, imprégnés de mort et de souvenirs désenchantés.
Récits ultimes, Olga Tokarczuk, trad. du polonais, Ed. Noir sur Blanc, 253 p.






















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