Une femme drôle, de Maryline Desbiolles

Julien Burri

Depuis qu’elle a quitté la scène, Zouc, l’humoriste jurassienne, nous manque cruellement. L’idée qu’un écrivain lui consacre un livre avait de quoi nous allécher...

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Humoriste noire

Depuis qu’elle a quitté la scène, Zouc, l’humoriste jurassienne, nous manque cruellement. L’idée qu’un écrivain lui consacre un livre avait de quoi nous allécher.

Maryline Desbiolles parvient à décrire Zouc sur scène, l’effet d’inquiétante étrangeté que produisait cette «idole» au «corps contenu dans la robe noire», aux airs «d’horloge comtoise». La force de ses sketches aussi, qui nous faisaient rire de nos peurs et travaillaient nos «zones d’ombre». Mais, au final, l’écrivain parle plus d’elle et de son enfance que de Zouc, d’où notre déception. Même si l’écriture de ce petit livre reste forte, à la fois directe et imagée.

Une femme drôle, de Maryline Desbiolles, Ed. de l’Olivier, 72 p.

 

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