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Peut-être qu’un jour elle dira pour les images dans sa tête, pour les caresses de «l’individu» trop gentil, pour son autre planète d’avant l’abandon. Poupée brisée, elle dira peut-être pour ce frère inventé blotti contre elle, pour ses mensonges devenus des souvenirs. En attendant, prisonnière des adultes qui ne la comprennent pas, elle se tait. Ils auraient dû faire attention, l’écouter quand elle avait peur.
Dans ce deuxième roman aussi réussi et aussi agréable à lire que le premier, Alma Brami, 24 ans, aborde avec finesse un sujet grave et signe le portrait pertinent d’une petite fille bouleversante dans sa détresse.
Ils l’ont laissée là, d’Alma Brami, Ed. Mercure de France, 213 p.























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