Côte d’Azur: Nice sans artifice

Non, il n’y a pas que le carnaval à Nice. Nous avons goûté pour vous à la gastronomie, à l’histoire et au relief de cette métropole de la Côte d’Azur. Pas étonnant qu’elle soit la deuxième ville hôtelière de France après paris: il y fait bon vivre.

© Eva Grau

Texte et photos: Eva Grau

Non, il n’y a pas que le carnaval à Nice. Nous avons goûté pour vous à la gastronomie, à l’histoire et au relief de cette métropole de la Côte d’Azur. Pas étonnant qu’elle soit la deuxième ville hôtelière de France après paris: il y fait bon vivre.

 

Que voir?

La promenade des Anglais

C’est «la» carte de visite de la ville. La promenade des Anglais longe la bien nommée baie des Anges sur pas moins de 7 kilomètres. On y croise à la fois de jeunes joggeurs, des retraités en balade et, surtout, des voitures car la route du front de mer est très, très fréquentée. Cette mythique promenade est bordée d’une plage de galets, de cafés et de  palaces historiques. Parmi eux, le Négresco et le Palais de la Méditerranée avec son impressionnante façade aux colonnades blanches. Evitez toutefois de monter sur la terrasse, vous seriez déçu: elle est beaucoup moins grandiose qu’on l’imagine vue d’en bas. Et infestée de pigeons.

La colline du château

On y accède par un escalier ou par un ascenseur situés au bout du quai des Etats-Unis qui prolonge, à l’est, la promenade des Anglais. Tous deux mènent à la tour Bellanda, défense médiévale transformée au XIXe siècle en belvédère. De là, la vue sur la baie des Anges est imprenable. Continuez votre balade à travers le parc. Les Niçois viennent s’y reposer, faire du sport (une partie du site a été aménagée en terrain de jeux) ou admirer la vue sur le port d’un côté et sur la ville de l’autre. Le château a été détruit sous Louis XIV, mais on trouve encore sur cette ancienne place forte des ruines datant de l’Antiquité et un cimetière où sont enterrés Gaston Leroux et Gustave Eiffel. Pour redescendre, empruntez la rue Sainte-Claire: elle vous mènera directement au cœur de la vieille ville.
Prix de la montée en ascenseur: 1,10 euro

Le Vieux-Nice

A l’est de la ville, au pied de la colline du Château, se trouvent le vieux quartier et ses venelles, ses boutiques de souvenirs, ses restaurants… plus ou moins touristiques. En été, l’étroitesse des rues et la hauteur des bâtiments aidant, il y fait toujours frais. Ici, l’influence de l’Italie toute proche est palpable: le linge qui pend aux fenêtres, le vacarme ambiant, les couleurs vives, l’odeur des épices… Poussez jusqu’à la place Garibaldi, au nord du Vieux-Nice, pour découvrir ses façades jaunes à volets verts, et redescendez jusqu’au cours Saleya pour vous offrir une tranche de socca, galette à base de farine de pois chiches typiquement niçoise, tout juste sortie du four.

La place Masséna

En partie piétonnière, traversée par le tram, cette large place fourmille de monde en journée. Normal: c’est le centre névralgique de Nice. C’est de là que part l’avenue Jacques-Médecin, principale artère commerçante de la ville. Depuis le XIXe siècle, la place Masséna n’a rien perdu de sa superbe. Elle est toujours entourée d’immeubles d’un rouge dit «pompéien», posés sur des arcades blanches, qui lui donnent tout son cachet. Une vraie carte postale.

 

Où manger?

Le Saleya

Au beau milieu du cours Saleya – voie piétonne du Vieux-Nice où se tient le traditionnel marché aux fleurs – cette brasserie propose une délicieuse cuisine provençale. Portions plus que généreuses, terrasse ensoleillée et personnel accueillant: pas étonnant que les clients, en grande partie des habitués, s’y bousculent à midi. Faites comme nous: laissez-vous tenter par l’assortiment de beignets d’aubergine et de courgettes et par le tartare de bœuf avec des frites maison. Vous vous en lécherez les doigts.
Prix:
26 euros pour l’entrée et le plat. Adresse: 11, cours Saleya.

 

Où dormir?

Hôtel Goldstar Resort & Suites

Situé dans une rue parallèle à la promenade des Anglais, à seulement 5 minutes du bord de mer et de la rue Masséna  bordée de boutiques et de restaurants, ce quatre étoiles moderne propose exclusivement des suites, de différentes tailles. Si on n’a pas la vue sur la Méditerranée depuis la chambre, il suffit de monter sur la terrasse entièrement vitrée au dernier étage pour profiter du panorama. Vous pourrez ainsi barboter dans la piscine chauffée à 35 degrés puis admirer la vue sur la ville confortablement allongée sur votre transat. A faire en fin de journée, avec le coucher de soleil.
Prix: 210 euros par nuit pour une suite Consul de 40 m2 avec salon séparé, kitchenette, TV à écran plat, micro-ondes, peignoirs, wi-fi gratuit… Adresse: 45, rue Maréchal-Joffre.

Comment se déplacer?

Transports publics

Les différents quartiers de la ville sont desservis par une vingtaine de lignes de bus principales et une quarantaine de secondaires. En revanche, le tram, construit entre 2003 et 2007, ne compte qu’une seule ligne. Cette dernière part du nord de Nice, descend au centre-ville où il fait une boucle, avant de remonter au nord-est. Les titres de transports peuvent être achetés directement auprès des conducteurs de bus ou aux stations de tram. Mais attention: il faut valider son titre à bord en le glissant dans la machine prévue à cet effet.
Prix
d’un billet «solo» (valable pour un voyage): 1 euro. Pass 1 jour (trajets illimités sur le réseau tram et bus): 4 euros. Multicourses à 10 tickets: 10 euros.

Y aller

  • En train: 7 h 20 de voyage depuis Lausanne, changement à Genève. 256 Sfr. l’aller-retour plein tarif.
  • En avion: 1 h de vol depuis Genève. Avec EasyJet dès 53 Sfr. l’aller-retour, avec Darwin Airline, dès 123 Sfr. l’aller-retour.

 

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