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L’enfer n’est pas loin Le troisième roman de la Lausannoise Marie-Jeanne Urech, 34 ans, mélange allègrement Kafka et Magritte et décrit un monde qui rêve les yeux ouverts.
Dans les profondeurs d’une ville décrépie où les concierges font la loi, un ingénieur incapable d’additionner deux chiffres creuse un tunnel, peut-être même un abîme. A cause d’une nouvelle erreur de calcul, il aboutira dans une salle à manger qui sent le pot-au-feu. Ici, les restaurants ne servent que des soupes, les dames dansent sur les tables et sur les ventres, les fleurs sont en plastique, les chaussettes dépareillées, le formol remplace l’eau d’arrosage et les balles de golf disparaissent au dix-huitième trou. Pour corser le tout, il y a cette pension Edelweiss captive d’un nœud autoroutier à six pistes, ces deux sœurs qui n’en font qu’une et cette Mademoiselle Lempereur qui veut absolument se marier. Ecrit avec soin, ce roman poétique et un peu fou brosse le portrait d’un monde chaotique qui voit la vie en rose grâce aux gaz euphorisants d’une usine chimique. Agréable à lire malgré quelques longueurs.
Des accessoires pour le paradis, de Marie-Jeanne Urech, Ed. de l’Aire, 301 p.























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