Dossiers
Comme pour Joséphine, l’héroïne de notre BD, on peut avoir tout pour plaire mais ne jamais tomber sur le bon numéro. Décryptage de cet échec conjugal en quatre idées reçues.
Trouver l’homme de sa vie peut prendre des allures de mission impossible. Plutôt que se lamenter sur son sort, on passe en revue les boucliers qui stoppent les flèches d’Eros. En suivant les conseils de Sophie Cadalen et Sophie Guillou, psychanalyste et journaliste. Et en bannissant quatre phrases de son vocabulaire.
«J’irai bien quand on m’aimera vraiment»
Du genre déprimée, vous soupirez en attendant M. Right, sûre que son seul amour suffira à faire de vous une femme comblée. Tatata, vous êtes responsable de votre bonheur. Sans le réaliser, vous posez sur votre futur éventuel amoureux une mission énorme et irréalisable: vous rendre heureuse.
La clé: Quittez votre statut de victime. Plutôt que «je veux être aimée», répétez «j’ai envie de rencontrer quelqu’un».
«Je ne veux pas dépendre de quelqu’un»
Que ce soit financièrement ou affectivement, l’idée d’être à la merci d’un homme vous fiche la trouille. Vous voulez tout gérer et ne pas montrer vos faiblesses? Ce n’est pas la meilleure méthode pour recevoir ce que l’autre peut offrir. Ses avis, ses expériences, son amour. Avec tout ça, vous serez plus forte, non?
La clé: Osez entrer dans une dépendance saine emplie de contacts et de partage. En acceptant le fait que l’autre existe en dehors de vous et vice-versa.
«Je suis trop timide»
Il y a bien ce garçon croisé tous les matins en attendant le bus, mais vous n’osez pas l’approcher. Timidité, dites-vous? Peut-être. Ce qui arrive souvent, c’est que l’on se colle cette étiquette pour éviter de se prendre un râteau. Etre rejetée, ça fait mal, soit. Mais aimer, c’est se perdre un peu et accepter que son moi vacille.
La clé: Bousculez vos rêveries jolies mais totalement irréelles pour vous lancer dans un truc vrai. Si ça ne marche pas? Vous pourrez vous dire «je l’ai fait!»
«J’ai peur de souffrir»
Des week-ends passés à pleurer, il y en a eu. Les histoires d’amour finissent mal et vous ne vous privez pas de le répéter. Mais votre ex était-il coupable sur toute la ligne? N’est-ce pas le propre de la condition humaine que de tenter à nouveau? Si vous continuez à dire: «Je suis comme je suis, à prendre ou à laisser» vous risquez bien de rester en solo.
La clé: Laissez-vous surprendre. Bien sûr, la peur d’être blessée ou de courir vers l’échec ne va pas s’envoler d’un coup, mais qui ne tente rien n’a rien.
A lire
Tout pour plaire…
et toujours célibataire,
de Sophie Cadalen et Sophie Guillou,
Ed. Albin Michel, 201 p.























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