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Durant les vacances, partagez la vie de sept femmes qui exercent un métier en plein air.
Avec son corps athlétique, ses cheveux blonds tirés en arrière et ses yeux bleu profond, Marie-Laure Delétraz a des airs de Charlène Wittstock, la belle nageuse sud-africaine que le prince Albert de Monaco épousera bientôt. Mais la tenue de la jeune femme – short kaki, débardeur noir et chaussures de jardin – ne laisse planer aucun doute: point de diadèmes et de tralala. Ici, même si le lieu grandiose peut sans aucun doute rivaliser en charme avec la Principauté, Marie est là pour bosser. Elle est horticultrice au parc La Grange, un îlot de verdure en plein centre de Genève. Depuis six ans, et après trois années d’apprentissage, elle travaille pour le service des espaces verts (SEV) de la cité du bout du lac. Avec huit autres personnes, la Genevoise de naissance assure l’entretien de ce magnifique parc, légué à la ville par William Favre contre la promesse que celui-ci reste un lieu de promenade ouvert du lever au coucher du soleil.
Fraîcheur matinale
C’est donc dès potron-minet, à 7 heures très exactement, que Marie, 33 ans, prend ses fonctions. Lever à six heures moins le quart, «un petit moment de souffrance quotidien», puis juste le temps de faire le trajet de son domicile de La Croix-de-Rozon pour rejoindre le parc, voisin de celui des Eaux-Vives, sur la rive gauche. Un lieu magique, fait d’arbres et de fleurs, de bâtisses au charme suranné et de larges pelouses plongeant dans la rade. Avant de commencer à prendre soin de leurs précieux pensionnaires végétaux, Marie et ses collègues doivent s’astreindre à une tâche plus fastidieuse: ramasser les papiers et autres déchets abandonnés par les visiteurs de la veille: «Ça nous prend une heure et demie chacun. Ça m’énerve tellement, ceux qui laissent traîner leurs détritus sont les mêmes qui apprécient la beauté du parc. On trouve même parfois des préservatifs usagés... Je n’ai pas fait trois ans d’études pour ramasser les poubelles!» Amoureuse de la nature et du grand air depuis toute petite et horticultrice par vocation, la jeune femme ne troquerait pourtant pour rien au monde son râteau contre un ordinateur et un bureau.
Du touriste à l’habitué
Une fois la place nette et après un petit arrosage à la fraîche, direction la pataugeoire où, en cette matinée de début juillet caniculaire, la marmaille s’ébat déjà. Enfants avec mamans ou nounous, personnes âgées... Marie aime ce mélange des genres: «Ce parc est un vrai lieu social, où se côtoient toutes sortes de gens, locaux, touristes, jeunes ou vieux.» Joviale, Marie s’est même fait des amis parmi les habitués, comme Eliane, qui, chaque jour promène sa chienne Raya: «Nous nous voyons tous les matins depuis six ans, c’est normal qu’avec le temps des liens se tissent.»
Déjà, c’est la fin de la matinée et le moment du repas que l’équipe prend dans le local flambant neuf mis à disposition. Un moment de convivialité auquel succèdent quelques instants de solitude. Au volant de sa tondeuse, Marie part dans ses rêves: «Souvent j’écoute de la musique et je pense. En ce moment, je réfléchis à mes futures vacances en Ouzbékistan.» Le tracteur parqué, direction la splendide roseraie où, avec ses collègues Pascale et Agnès, elle use du sécateur pour rendre encore plus belles les «Line Renaud» et autre «Catherine Deneuve.» Un parfum enchanteur mais pas un coin d’ombre... 32 degrés au thermomètre et presque 17 heures, Marie ne résiste pas à une petite douche improvisée avant de quitter son travail et de troquer pioches contre palmes pour quelques brasses apaisantes dans les eaux du Léman. Après le vert, le bleu. Même en pleine ville, on trouve aussi les couleurs de l’été.
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«Emballages de glace, sachets plastiques... qui a dit qu’à Genève, on ne voyait pas un papier par terre?» |
«Une petite douche matinale pour les plantes, j’en profiterais bien un peu moi aussi!» |
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«Un moment de fraîcheur avec les enfants, qui me demandent toujours si je suis en train de pêcher des poissons avec mon épuisette!» |
«Salade légère et boissons fraîches pour les filles, pâtes pour les garçons, l’essentiel c’est de prendre des forces pour l’après-midi.» |
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«Eliane et Raya, deux habituées du Parc avec qui, depuis six ans, j’ai créé de jolis liens.» |
«Avec un petit morceau de musique lounge dans les oreilles, passer la tondeuse, c’est presque un moment de détente!» |
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«Entretenir la Roseraie, c’est très valorisant. Les passants complimentent notre travail, nous demandent des conseils pour leur jardin.» |
«La journée est presque finie, pourtant avec cette chaleur, une petite douche s’impose avant de descendre vers le lac pour une soirée de détente au frais!» |





























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