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    Après avoir subi une fausse couche, elle implore Facebook de ne plus lui montrer de publicités relatives à la maternité

    Dans une déchirante lettre ouverte publiée sur Twitter, une internaute Américaine s'est adressée à toutes les plateformes de réseaux sociaux, dont les algorithmes ne cessent de lui montrer des publicités destinées aux jeunes mamans. Car depuis qu'elle a perdu son bébé, la vue de ce genre de cookie lui est malheureusement devenue insupportable. On en a les larmes aux yeux. 

    Publié le 
    14 Décembre 2018
     par 
    Ellen De Meester

    «Masquer la publicité.» Encore et encore. Durant des semaines, Gillian Brockell s'est vue cliquer sur cette option des centaines de fois. À chaque fois que les plateformes digitales sélectionnaient automatiquement pour elle des annonces destinées aux jeunes mamans, elle sentait son coeur se briser. Car ces contenus lui rappelaient douloureusement ce qu'elle venait de perdre. 

    En novembre 2018, la jeune femme subissait une fausse couche, alors qu'elle en était à sa 30ème semaine de grossesse. Avant que ne survienne cette tragédie, elle s'était naturellement fait un plaisir de consulter en ligne tous les produits qu'elle souhaitait se procurer pour la naissance de son enfant. Déduisant de ces recherches que la jeune femme était enceinte, l'algorithme de nos réseaux sociaux préférés avait profité de cette information pour affiner la sélection de publicités diffusées sur le feed de Gillian.

    Résultat: elle ne tombait quasiment plus que sur des images de poussettes soldées et des articles proposant des conseils pour endormir bébé. Et cela ne dérangeait absolument pas cette accro aux réseaux sociaux, qui se réjouissait de devenir mère. 

    «Les bras les plus vides du monde»

    Ce n'est qu'à son retour de l'hôpital, le coeur en miettes, que la jeune femme réalisait que l'utilisation de toute plateforme numérique lui était devenue impossible. Dans une lettre ouverte publiée sur Twitter, elle décrit ce terrible moment:

    «Laissez moi vous dire à quoi ressemblent les réseaux sociaux, lorsque vous rentrez à la maison avec les bras les plus vides du monde, après avoir passé des jours à sangloter dans un lit, et que vous saisissez votre téléphone pour vous offrir quelques secondes de distraction, en attendant la prochaine crise de larmes. Tout est exactement pareil que lorsque votre enfant était en vie. [...] Chaque maudit ornement Etsy que je voulais acheter pour la chambre du bébé est encore là.»

    Outrée, Gillian avoue ne pas comprendre comment cet algorithme, capable d'enregistrer les détails les plus saugrenus de sa vie pour lui proposer des pubs, n'avait pas saisi la tragédie qui l'avait bouleversée: «Vous m'avez vue rechercher "robe de maternité pour les fêtes" dans Google, écrit-elle, toujours sur Twitter [...]. Mais ne m'avez-vous pas vue taper les mots "bébé ne bouge pas"? N'avez-vous pas remarqué que je publiais des statuts truffée de mots-clés tels que "problème" et "fausse couche", suivis par 200 emojis larmoyants, postés par mes amis?" 

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    Ainsi que le remarque la jeune femme, la sélection de contenus publicitaires ne semble adaptée qu'aux bonnes nouvelles. En conclusion, elle adresse cette simple demande aux responsables des plateformes numériques: 

    «S'il vous plaît, entreprises digitales, je vous implore: si vous êtes assez intelligentes pour comprendre que j'étais enceinte et que j'ai accouché, vous l'êtes également assez pour réaliser que mon bébé est décédé, afin de mieux choisir ou simplement supprimer vos pubs.»

    Ces mots, postés le 11 décembre 2018, ont déjà été retweetés plus de 26 000 fois. Parmi les nombreux commentaires, plusieurs internautes compatissent sincèrement, admettant qu'ils se reconnaissent dans l'histoire de Gillian. Cette-dernière relève effectivement d'une question que l'on ne se pose que lorsque des événements malheureux se produisent... Il serait peut-être temps qu'elle trouve une réponse, afin que les réseaux sociaux ne causent plus de douleur supplémentaire à celles et ceux qui souffrent déjà bien assez. Si les algorithme tentent de tout connaître de nos vies, qu'ils prennent au moins la peine de s'informer jusqu'au bout. 

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