Les amours de Lola, nouvelles d’Amanda Eyre Ward

Le rêve américain a du plomb dans l’aile dans les douze histoires de la New-Yorkaise Amanda Eyre Ward, 37 ans. En surface, tout va pour le mieux, mais il y a un os...

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Par Julien Burri

 

Cauchemars de la vie ordinaire.

Le rêve américain a du plomb dans l’aile dans les douze histoires de la New-Yorkaise Amanda Eyre Ward, 37 ans. En surface, tout va pour le mieux, mais il y a un os. Un fémur, une omoplate ou un tibia, délivré un jour par le département de police aux victimes des attentats du 11 septembre. Relique identifiée grâce à l’ADN et qui trône désormais sur la cheminée. Certains personnages essaient de recoudre maladroitement les lambeaux de leurs vies déchirées par la disparition du «vol 11» ou de «la tour Nord», de reconstituer leur couple, leur famille. Mais l’angoisse est palpable sous le glacis des apparences: une femme est prête à tout pour un paquet de Cipro, médicament qui permettrait de survivre quelques jours à l’anthrax, une autre redoute les attaques terroristes. Les six nouvelles finales tournent autour de Lola, du fiasco de sa vie américaine, pourtant si lisse en façade. Si la déveine s’acharne sur elle jusqu’au comique, elle force le respect et attendrit profondément le lecteur.

Les amours de Lola, d’Amanda Eyre Ward, Ed. Buchet-Chastel, 178 p.

 

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