Poésie sans fard - Dimoula, la funambule
Kiki Dimoula, née à Athènes en 1931, a travaillé vingt ans à la Banque de Grèce avant de devenir une grande poétesse. Difficile de traduire en français les tortures qu’elle inflige au langage, jouant des mots comme un funambule jongle avec des balles. Son ton angoissé ou tendre, proche de l’humour noir parfois, révèle l’imposture du monde, vaste théâtre, et l’usure du temps. Autant de choses qu’on préfère ne pas voir, de peur de sombrer dans la plus noire dépression! Rassurez-vous, on ne ressort pas de cette lecture désespéré, mais ému par la vie, belle parce qu’éphémère. «Cela s’appelle encore la nuit sauf si l’optimisme a carte blanche.»
Le Peu de monde, suivi de Je te salue Jamais, de Kiki Dimoula, Ed. Gallimard, 212 p.
























Publier un nouveau commentaire