La vérité sur Marie, un roman de Jean-Philippe Toussaint

En trois chapitres enlevés, ce roman entraîne le lecteur dans un tourbillon sensoriel. Premier temps: Paris, nuit d’orage...

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En trois chapitres enlevés, ce roman entraîne le lecteur dans un tourbillon sensoriel.

Premier temps: Paris, nuit d’orage, dans l’appartement de Marie. Son amant gît sur le sol, terrassé par une crise cardiaque. Marie assiste paniquée au ballet des ambulanciers.

Deuxième temps: retour en arrière, le même couple, au Japon. Par une nuit d’orage, un étalon s’enfuit et bloque un aéroport entier. Le couple est sur le tarmac, plongé dans l’obscurité, guettant le cheval épouvanté, montagne de muscle incontrôlable.

Troisième temps enfin: l’île d’Elbe, Marie toujours, mais avec un autre homme. Un incendie détruit un hippodrome et les chevaux ruent comme une seule onde de nervosité animale. Le fil rouge qui relie ces trois scènes est ténu. C’est celui des amants figés dans leur séparation. Mais à la fin de La vérité sur Marie , on ne saura rien de la mystérieuse Marie. L’intérêt est ailleurs. Dans des moments de pure fiction, retranscription par les mots de l’«intensité brûlante» de la vie, que seuls l’amour ou la terreur peuvent susciter. Un livre qui évoque un film à suspense haletant ou la frénésie de la peinture baroque.

La vérité sur Marie, de Jean-Philippe Toussaint, Ed. Minuit, 204 p.

 

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