La fille à l’étoile d’or, roman de Roger Bichelberger

Sous forme de journal intime, Ansgar, un Allemand âgé de 17 ans en 1945, antinazi comme toute sa famille mais néanmoins prisonnier de guerre des Américains...

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Par Monique Balmer

 

Jours de ténèbres.

Sous forme de journal intime, Ansgar, un Allemand âgé de 17 ans en 1945, antinazi comme toute sa famille mais néanmoins prisonnier de guerre des Américains, raconte la rage guerrière déclenchée par ce fou furieux qu’il refuse de nommer. Mais aussi les signaux annonciateurs d’horreurs inéluctables et ses prières pour que l’Allemagne perde et que le IIIe Reich s’effondre. Il dit aussi cette image qui le hante, celle de sa voisine d’alors, sa «petite reine juive» aux grands yeux bleus, déportée avec les siens à Theresienstadt.

Ce texte grave, plein d’humanisme, inspiré par le récit d’un ancien résistant au nazisme, est remarquable de finesse et de sobriété.

La fille à l’étoile d’or, de Roger Bichelberger, Ed. Albin Michel, 166 p.

 

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