culture

    «The Crown»: pourquoi le biopic d’Elisabeth II nous emballe

    Biopic ambitieux sur les coulisses des deux plus célèbres adresses anglaises, Buckingham Palace et le 10 Downing Street, «The Crown» serait, à ce jour, la série la plus chère de l'histoire de Netflix. Il fallait la voir pour le croire.

    Publié le 
    8 Novembre 2016
     par 
    Juliane Monnin

    La première saison de «The Crown» aurait coûté au géant Netflix la bagatelle de 156 millions de dollars, soit l'équivalent d'un blockbuster hollywoodien. Mais cette série ambitieuse - centrée sur les débuts de la reine Elizabeth II - qui nous emmène dans les coulisses de Buckingham Palace est incontestablement à la hauteur de son budget pharaonique.

    Le cinéma, raide dingue de la famille royale

    Symbole de culture anglaise par excellence, institution à l'image médiatique policée (ébréchée par les scandales), la famille royale britannique ne cesse de fasciner sphère cinématographique et spectateurs. On ne compte plus les fictions: de la très rock «Tudors», à celles sur les frasques d’Henri VIII le tombeur en passant par la minimaliste «Wolf Hall». Quand le petit écran prend l’option du satirique avec la comédie «The Windsors», le grand lui, nous tire les larmes avec le dramatique «Discours d'un roi» ou le biopic sur Lady Di.

    Le pitch de «The Crown»

    Cette fois, c'est une figure plus contemporaine et moins sulfureuse qui est mise à l'honneur dans «The Crown». Rivalités politiques entre la royauté et le gouvernement, machinations et intrigues personnelles rythment cette série historique. Le show revient sur les jeunes années de la reine Elizabeth II, à l'heure où l’épouse, âgée de 25 ans, mère de deux enfants, est confrontée à un défi de taille: prendre les rênes de la plus célèbre monarchie au monde, suite à la mort de son père George VI en 1952. De plus, son entrée n’est pas sans peine: l’empire est en déclin, paralysé par une crise financière, et touché par le trauma post Seconde Guerre mondiale.

    Un casting impeccable

    La souveraine, sur le trône britannique depuis plus de soixante ans, est interprétée par Claire Foy, («Wolf Hall»). A ses côtés, Matt Smith, ancien «Doctor Who», prête ses traits à Philip tandis que John Lithgow («Dexter», «Interstellar») campera le premier ministre de l'époque, Winston Churchill.

    Des réalisateurs blockbuster

    «The Crown» est réalisé par Peter Morgan et Stephen Daldry. Deux spécialistes des films historiques, le premier a signé les scénarios de «The Queen», «Le Dernier roi d'Ecosse» ou encore «Deux sœurs pour un roi». Le second n'est autre que le réalisateur de «Billy Elliot», «The Hours» et «The Reader». Au final de cette première saison remarquable, on a l’impression d’avoir vécu une très longue séance au cinéma, tant la photographie, les scénarios, les décors luxueux et les somptueux costumes (waouh) nous scotchent. Bravo au duo de choc.

    Un authentique portrait de famille

    Toute au long de la saison, Peter Morgan humanisent ses personnages grâce à sa caméra qui restaure la vie de l’époque: baisers volés d’amants mariés, pleurs de Winston Churchill à l’hôpital, self estime à rat les pâquerettes du duc d’Edimbourg quand il se rend compte que sa femme est tout et qu’il n’est plus grand-chose, etc. On aime ces moments d’intimité qui nous rapprochent de la famille royale, nous fait nous sentir à leurs côtés comme lors du voyage au Kenya d’Elizabeth et Philip. Un duo à la complicité indéniable dont la relation n’a pas fini d’être affectée et sacrifiée par l'exercice du pouvoir.

    Elisabeth II, pour les nulles

    Quelles idées avions-nous de la reine d’Angleterre avant le show? On n'ose vous le dire... Quoi qu’il en soit, à la vision de «The Crown», cette personnalité historique nous touche dès le début de l’intrigue, tant elle apparaît écrasée par le poids des responsabilités, des codes de la royauté et prise dans un bras de fer perpétuel avec Winston Churchill. Sa façon smart de s’affirmer face au monde nous bluffe d'entrée.

    Les dix épisodes de la première saison sont disponibles sur Netflix depuis le 4 novembre. On se réjouit déjà de la suite puisque cinq autres saisons devraient suivre l’exploration du règne (jusqu’aujourd’hui) de cette grande dame toujours vivante! ll faut le rappeler car la chose est assez rarissime en matière de biopic. TV save the Queen.

     

     


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