culture

    On a vu «Bridget Jones’ Baby» (et il est craquant)!

    La blonde british de toutes les maladresses sera (enfin!) de retour en salles le 5 octobre, plus de dix ans après le dernier volet, «l’Age de raison.» Si Bridget semble bien l’avoir atteint cette fois-ci, nous vous livrons, quant à nous, toutes les raisons de foncer découvrir cette jolie comédie romantique. Promis, vous en ressortirez le sourire aux lèvres.

    Publié le 
    30 Septembre 2016
     par 
    Ellen De Meester

    Elle nous avait tellement manqué! L’image de Bridget en pyjama, encouragée par l’illusion de de posséder des cordes vocales en béton et déclamant avec passion le refrain de «All by myself», ne nous avait jamais vraiment quittées. Eternellement tiraillée entre deux hommes que tout oppose, complexée par ses rondeurs et experte en matière de gaffes hilarantes, la blonde aux culottes gigantesques avait définitivement conquis nos cœurs.

    En 2004, nous l’avions laissée avec satisfaction sur un «happy end» très espéré, devant un futur débordant de promesses, aux côtés de Mark Darcy. Nous, on pensait sincèrement que Bridget avait enfin trouvé l’homme de sa vie; et elle aussi. Mais ravisons-nous, mesdames, car en vérité l’histoire était loin, très loin, d’être terminée… Par notre plus grande joie!

     

     

    Toujours la même Bridget… mais pas tout à fait

    C’est plus d’une décennie plus tard que nous la retrouvons, quinquagénaire, si différente mais toujours la même. Renée Zellweger récupère avec virtuosité les mimiques, les expressions et le rire contagieux de son personnage, qu’elle semble n’avoir jamais réellement quitté. Il a tout simplement mûri avec elle et cela lui va plutôt bien.

    Plus sophistiquée qu’auparavant, Bridget a rencontré le succès professionnel et gère à présent une émission télévisée, vêtue d’un impeccable tailleur moulant. Tous ses amis (oui, même Shazzer) se sont mariés et ont décidé de fonder une famille. La vie semble avoir poursuivi son cours en notre absence. Sauf qu’entre temps, Mark Darcy s’est marié… avec une autre!

    Et oui, Bridget est à nouveau célibataire et se retrouve une fois de plus sur son canapé avec un verre de vin, Jamie O’Neil en tapis sonore. Mais une simple petite décennie n’a pas terni la bravoure avec laquelle elle a toujours su prendre la vie du bon côté: c’est vrai, après tout, elle s’est fait de nouveaux amis célibataires qui la comprennent (mais qui ont quinze ans de moins qu’elle), peut se permettre une aventure sans lendemain avec un bel inconnu (sans lendemain? C’est ce qu’elle croit…) et adore son job (avant l’arrivée du suppôt de Satan qu’est sa nouvelle boss.)


    © Entertainment Weekly

    Toujours deux prétendants… mais pas les mêmes

    Nous nous souvenons très bien du duel entre Mark Darcy et Daniel Cleaver, interprétés par Colin Firth et Hugh Grant. Le second prétendant de Bridget n’est cependant pas au rendez-vous cette fois-ci: le film s’ouvre en effet sur une scène plutôt dramatique qu’est celle des obsèques de Daniel. On hésite à verser une petite larme discrète, mais celle-ci se transforme très rapidement en une valse de rires, laissant facilement la vie prendre le dessus.

    Toutefois, le film n’aurait été complet sans infliger un nouveau concurrent à ce pauvre Mark Darcy, lequel est d’ailleurs toujours aussi charmant et légèrement moins snob qu’avant, avec quelques cheveux gris en plus. Le rival en question s’appelle Jack. Incarné par le beau Patrick Dempsey, il apporte un souffle de nouveauté à un scénario qui se plaît à nous rendre mélancoliques du passé.

    Peut-être la performance de l’acteur est-elle légèrement «too much»: il ne nous émeut qu’avec difficulté et, au fond de nous-mêmes, nous restons persuadées qu’il n’est pas aussi gentil qu’il aimerait nous le faire croire. (#TeamDarcy) Mais lequel d’entre eux Bridget choisira-t-elle ?


    © Universal Pictures

    Toujours aussi gaffeuse… mais peut-être un peu moins drôle

    Bridget se surprend donc, contre toute attente, à batifoler avec chacun de ses deux prétendants, causant un moment d’intense embarras lorsqu’elle se retrouve enceinte sans connaître l’identité du père. Nous applaudissons d’ailleurs la remarquable performance d’Emma Thompson, absolument géniale dans le rôle de la gynécologue de Bridget: c’est elle qui, sans la moindre hésitation, nous aura fait rire le plus fort.

    Cette situation saugrenue donne lieu à des scènes hilarantes, d’autres moins crédibles. Mais on se prend au jeu. Ainsi naît un enchevêtrement d’humour, d’habileté, de tendresse, de lucidité et de quelques instants d’exagération très vite pardonnés. 

     

     

    Car la pression que devait représenter la réalisation du troisième volet d’une saga si aimée se ressent parfois dans le scénario. Peut-être s’agit-il d’une malédiction réservée aux suites de nos films préférés, surtout lorsqu'elles se font attendre pendant plus de dix ans? Si une telle malédiction existe, «Bridget Jones’ Baby» a su la contourner avec finesse, la plupart du temps, nous laissant surtout avec un indéniable sentiment de bonheur.

    Nous ne pouvons plus compter le nombre de fois où nous avons souri pendant le film, ravies de retrouver ce personnage. Depuis des années, Bridget a accompagné nos soirées plateau-télé, celles passées entre copines ou encore celles qui ont suivi un chagrin d’amour. Nous la retrouvons comme on retrouve une vieille copine, remarquant vaguement qu’elle a un peu changé. Mais finalement, en dix ans, nous aussi on a un peu changé, non? Courez-y, les filles! 


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