Rendez-vous avec Justin Timberlake

L’Américain était à Paris pour assurer la promotion du parfum dont il est l’égérie, Play for her de Givenchy...

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Par Valérie Fournier

 

L’Américain était à Paris pour assurer la promotion du parfum dont il est l’égérie, Play for her de Givenchy.

 

Le garçon fait sérieux

Il n’a pas encore 30 ans mais a adopté dernièrement un look très BCBG. Petites lunettes carrées noires, gilet sur chemise blanche et cravate, veste, bottines. L’uniforme de rigueur pour être crédible dans son rôle du jour: visage du nouveau parfum Givenchy pour femme. Ne cherchez pas d’erreur, Play for her est bien la version féminine de Play, lancé il y a 3 ans avec la même égérie: Justin Timberlake. Très impliqué dans toutes ses activités, Justin poursuit l’aventure, accompagné cette fois de la jolie mannequin canadienne Noot Seear (aperçu également dans la saga Twilight). Car oui, il a son mot à dire quant au résultat et tient à tout contrôler comme un pro!

Justin Timberlake en a fait du chemin depuis qu’il présentait le Mickey Mouse Club avec sa petite copine platonique Britney Spears au milieu des années 90. Rescapé de l’époque des boys band (il sévissait au sein de N’Syn), il a mené une courte et brillante carrière en solo avant de virer carrément business man. Justin sait y faire. Il n’a sorti que deux disques dont le premier s’est vendu à 7 millions d’exemplaire. Le second reste la meilleure vente d’albums de 2006/2007, réussissant l’exploit de classer 7 singles dans le top 40 américain (seul Michael Jackson l’a fait auparavant).

Depuis 2008, Justin se consacre à d’autres activités certainement aussi rentables si ce n’est plus: sa marque de vêtements et d’accessoires, William Rast, ses restaurants, sa marque de tequila, ses tournois de golf. Le cinéma aussi lui fait une petite place avec un film très attendu qui sortira en octobre: The Social Network, de David Fincher, raconte l’avènement du réseau Facebook (il y incarne ironiquement le fondateur du site d’échange de musique gratuite Napster).

En attendant, il assure la promo de ce nouveau projet olfactif dans un grand hôtel parisien. La veille, il a fait acte de présence vaillamment lors du cocktail de lancement du parfum, répondant aux questions de l’animatrice avec un sérieux travaillé. Aujourd’hui, place aux interviews, accordées au compte-gouttes et en groupes. Mais la star se fait désirer. Les journalistes attendent dans une suite voisine de la sienne, les retards s’accumulent (plus d’une heure) alors que les tranches sont de 20?minutes. La tension monte et pour contenter tout le monde, le staff de Public Relations décide de regrouper les dernières tables. Nous voilà donc à 16 pour «interviewer» l’insaisissable Justin Timberlake! Il en est le premier surpris mais se prête au jeu sans détours. Feu, c’est parti, les rédactrices de tous pays avides d’infos croustillantes le bombardent de questions parfois saugrenues!

«Le succès n’est pas un but, c’est un chemin»

Alors, comment fait-il pour assurer dans tous les domaines où il s’est lancé professionnellement? «Je n’ai pas choisi, c’est arrivé ainsi et je les apprécie tous. Tous mes rêves se sont réalisés, tout ce que je voulais faire plus jeune, je l’ai fait». Modeste, il ne mesure pas sa célébrité: «Croyez-le ou pas mais je ne me sens pas du tout spécial. C’est d’abord dans la tête des autres, dans leur imagination, c’est surréel, dans le sens de «hors de la réalité». Il faut relativiser, surtout par respect envers les gens avec qui je travaille. Le succès n’est pas un but, c’est un processus, un chemin». Son moteur? Etre un exemple: «La musique, le cinéma et la mode sont très «aspirationnelles», tout le monde voudrait être fashion ou rock star. Nous devons être une source d’inspiration pour nos fans dans la mode, avec les parfums. Et dans la musique, c’est pareil. Avec mon dernier album, j’espérais que les gens ressentiraient la même chose que moi au moment où je l’ai fait. Je pense juste que la musique dure plus longtemps que la mode, qui change chaque saison…» Et de citer tout un tas de références qui l’ont inspiré à son tour, de Stevie Wonder à David Bowie en passant par Martin Scorsese, Tom York ou encore Damien Hirst. Un nouvel album n’est cependant pas sa priorité actuellement. «J’en ai assez de la musique», dit-il en plaisantant (à moitié). J’aime prendre mon temps, c’est à dire 8 à 10 mois pour l’enregistrer, mais en réalité 2 ou 3 ans du début àla fin, promo comprise, car j’aime tout superviser. Aujourd’hui je profite un peu de la vie, je travaille depuis très jeune… Heureusement j’ai eu des parents formidables. Je me rappelle un conseil de mon beau-père qui me disait de faire des choses pour mon propre bonheur et pas seulement pour faire plaisir aux autres... Il faut trouver un équilibre pour résister à la pression, et garder des activités épanouissantes pour soit, que ce soit la peinture ou le jogging... Mais j’adore ce que je fais, c’est mieux que n’importe quelle drogue.»

«J’adore la nourriture française et le pâté»

A propos de Facebook, il n’a pas d’opinion, car il ne l’utilise pas, cela lui fait même un peu peur, surtout après ce qu’il a appris en tournant le film de David Fincher (The Social Network, sortie le 20 octobre en Suisse).

Et sinon, que fait-il pour garder la forme? «j’ai fait un peu de yoga mais j’aime surtout l’exercice, j’adore le sport, tous les sports d’extérieur, la course, le snowboard, m’entraîner me permet d’avaler tout ce que je veux car j’adore manger, j’adore la nourriture française, j’adore le pâté.» Les mauvaises langues ont néanmoins relevé que d’après un certain journal people, la veille, il avait mangé en compagnie de sa petite amie Jessica Biel un bon gros hamburger au restaurant parisien de Ralph Lauren.

«L’élégance est un état d’esprit»

Quant à ses secrets de beauté, il s’avoue très minimaliste: «ma trousse de toilette se limite à un savon, un écran solaire et un coupe-ongles». L’élégance? Un état d’esprit! Et le parfum de Givenchy alors? «Aaaah, enfin une question sur mon parfum! Je suis un grand fan de la version light… Bien sûr que je suis sensible aux odeurs des gens, d’ailleurs, les odeurs corporelles peuvent être très séduisantes si utilisées comme il faut!» Dring, le temps imparti est écoulé. Fin de l’examen. Justin se lève et remercie son audience: «Merci, grâce à vous, j’ai vraiment appris plein de choses sur moi aujourd’hui!».

 

 

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