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Durant les vacances, partagez la vie de sept femmes qui exercent un métier en plein air.
Tout le temps dehors. Pas seulement pendant les vacances d’été, mais durant l’année entière. «Etre sédentaire, c’est pas pour moi. Je deviendrais folle. J’ai des copines, qui mènent ce qu’on appelle «une vie normale». Sans les offenser, car je les adore, je ne voudrais pas vivre comme elles!»
Elle cause cash, Gipsy, pour ses 26 ans. «Mes sœurs et moi avons vécu en caravane depuis notre naissance, parce que papa et maman sont forains et que la roulotte, c’est quand même le moyen le plus pratique pour rouler sa bosse de carrousel en carrousel, hein!», plaisante-t-elle. Ce qu’elle dit moins haut, par pudeur, c’est qu’elle adore sa maman et son papa, forains passionnés. Elle n’est pas la seule, ses sœurs aussi sont fans de leurs grands aventuriers de parents. «Petites, nous avons connu les foires au Liban, à Dubaï, en Chine et bien d’autres villes encore, en Europe et ailleurs.» Du coup, les trois sont devenues foraines.
Churros et boîte à rires
La tournée, ces temps, se concentre sur la Suisse. Elle est passée par diverses localités romandes. De Genève où nous rencontrons Gipsy, elle mettra ensuite le cap sur le Jura! Sœurs et père – qui ne travaille plus à cause d’ennuis de santé, mais suit de près ses filles – ne sont jamais loin l’un de l’autre dans une fête. «Chacune a son manège. Maman a le sien, fixe, à Vevey. Et moi, j’ai ma confiserie sur roues!»
Sur le quai Wilson genevois, juste au bord du lac, elle est là avec sa roulotte à churros, pommes d’amour, crêpes et «barbapapas». Ce matin, elle a quitté, tôt, son mobile-home à Versoix, où elle s’est installée pour quelques jours avant de reprendre la route. «Je suis allée chercher de la farine, du lait, des œufs, du sucre… Nécessaires pour concocter mes confiseries et autres friandises.» Une fois celles-ci apprêtées, vers 14 heures, c’est chaque fois le même rituel. Elle lève le store de sa mignonne roulotte, ce qui signifie que son activité de foraine va commencer. «Et en même temps, je veille, du coin de l’œil, sur le Mexico, une immense installation que notre famille possède juste à côté de ma confiserie voyageuse.» Le Mexico? Une boîte à rires, où mille embûches sympathiques attendent petits et grands, sur trois étages. Une amie de la famille est à la caisse. Chaque jour, Gipsy contrôle, avant que les festivités ne commencent, que les jeux à bord fonctionnent tous bien.
«Ensuite, reste à espérer qu’il y aura du monde! Il y a les bougons, les sympas. Mais surtout les enfants dont les yeux brillent de bonheur à l’idée de manger un churro, ou d’avoir des émotions fortes dans le Mexico. Et là je jubile…» Ses journées finissent tard, dans la nuit. «Et juste avant de fermer, il y a une bonne heure de nettoyage de ma roulotte confiserie. Tâche dans laquelle une employée m’aide, sous le regard de mon bouledogue français, Maurice, et de mon amoureux.»
L’amour pour un Manouche
Son prénom, Gipsy? «C’est pas pour faire joli dans l’univers des manèges. Non, c’est le vrai, le mien! Inspiré des Gipsy King, la troupe qui symbolise le mieux les gens du voyage. Car les forains sont des gens du voyage.» C’est si vrai qu’en octobre elle épousera même Stéphane, un «chminan», terme qui vient au fond du mot «cheminant» et qui désigne les Manouches de Suisse. Tatoué, yeux d’un bleu profond, peau ensoleillée, il a eu le coup de foudre pour Gipsy il y a une année… à Genève. «Elle m’a trouvé une démarche de héros la première fois qu’elle m’a vu, raconte-t-il fièrement, depuis, nous ne nous sommes plus quittés. Et quand elle va quelque part avec sa confiserie et les manèges de sa famille, je m’organise pour y être…»
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«Après être allée chercher la farine, le lait, les œufs, j’ouvre en espérant que les affaires du jour seront bonnes!» |
«Mes churros, je les fais en suivant une recette de mon arrière-grand-mère. Recette que je garde secrète...» |
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«Au Mexico, je contrôle chaque jour que tout y fonctionne bien.» |
«La magie des fêtes foraines commence par le mystère de fabrication des barbapapas!» |
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«Une pomme d’amour! Des churros! Servir, c’est faire plaisir, et j’aime ça. Parmi les clients, il y a les sympas et les bougons, comme partout.» |
«Ce qu’on aime, nous les forains, c’est voir la joie briller dans les yeux des enfants.» |
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«Avec Stéphane et moi, il y a toujours Maurice, notre bouledogue français, qui aime aussi notre vie.» |
«Quand je suis dehors devant la confiserie, avec mes clients, c’est ma façon de prendre la température!» |

































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