Paroles et musique. Un single qui cartonne, un premier album qui sort vendredi, la Tessinoise Orpheline a le vent en poupe.
Orpheline. Voici le nom de scène qu’elle s’est choisie. Non pas que le parcours de celle qui se prénomme en réalité Deborah fasse pleurer dans les chaumières. La jeune femme de 24 ans a choisi ce pseudo pour «évoquer l’adolescence, cette période de la vie où l’on cherche son identité.» Sur les radios, son single Shy Boy fait un carton et se classe d’ailleurs dans le top 50 suisse. Pas mal pour une «new comer», comprenez, une petite nouvelle. Des garçons timides, des machos arrogants, des politiques mégalos… Dans les textes de son album Spread my wings qui sort vendredi, Debbie, pile dans l’air du temps, croque ce petit monde à l’envi. Et accompagne le tout de mélodies entre pop, rock et R & B. Comme ses airs, ses influences sont métisses.
Née à Lugano d’une mère suisse et d’un père américain venu au Tessin pour évoluer dans des équipes de basket, Deborah commence le piano à trois ans, le chant à six dans une chorale d’église. Mais elle a la bougeotte. A quatorze ans, sans parler un mot de français, elle met le cap sur la Haute-Savoie qu’elle quittera le bac en poche. Direction ensuite les Etats-Unis pour se frotter au public dans les clubs new-yorkais où elle rencontre notamment Wyclef Jean, leader des Fugees. Parfaitement trilingue, Debbie confie cependant: «J’ai senti là-bas que j’étais profondément européenne, ma culture est ici.» De son séjour américain, elle a gardé le sens du spectacle et, dans le clip de Shy Boy, c’est en robe en lamé doré et stilettos qu’elle chante sur un toit milanais. Auteure, compositrice, show girl… le mieux est de la découvrir en live le 24 février au D! Club de Lausanne.
Orpheline , un nom qui évoque mon adolescence,Une période de la vie où l’on cherche son identité.

























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