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Cello fan. La jeune violoncelliste Marie-Stéphanie Janecek Juma jouera en clôture des sommets musicaux de Gstaad le 6 février.
Cinq à six heures par jour, pas moins, ses mains s’agitent sur l’archet et les cordes de son instrument. D’abord un plaisir pour la soliste Marie Stéphanie Janecek Juma, qui joue comme elle respire. Aux quatre coins du monde, des USA aux Japon et de la Suisse où elle jouera samedi, à l’Italie, la jeune femme de 29 ans exerce son art. Plus qu’un métier, son «Cello» est devenu passion. Passion pour la musique, et pour son instrument, un Matteo Goffriller de 1716 qu’elle chérit par dessus-tout: «Quand je voyage en avion, il a son siège à côté de moi au nom de Cello Janecek!» Née à Lausanne, d’un père tchèque et d’une mère moitié suisse allemande, moitié italienne, la jeune femme a toujours baigné dans la musique classique: «Chaque dimanche à la maison, nous écoutions un Requiem différent et l’été à Prague, c’était concert en famille!» Des trois sœurs Janecek, dont une jumelle de Marie-Stéphanie, elle est la seule en avoir fait son métier: «J’ai commencé à 7 ans, et ça n’a jamais été une contrainte pour moi, sauf peut-être à l’adolescence où mes parents ont pris le relais côté motivation.»
Un esprit de famille intact qui transforme chaque date suisse de la soliste en fête des retrouvailles. Aujourd’hui installée «par amour» sur l’île de Man, terre britannique en mer d’Irlande, elle goûte à la douceur de vivre sur ce territoire au ciel lourd, à la mer agitée, aux couleurs changeantes et à la nature reine. Un décor baudelairien qui sied à Marie-Stéphanie. Son cœur romatique, ainsi que celui de son futur bébé battront à l’unisson du concerto de Schumann qu’elle interprétera dans l’église de Saanen de Gstaad samedi.



























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