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Trop classe. Pour l’humoriste va
udoise Myriam Demierre l’école des enfants est aussi celle des mères au bord de la crise de nerfs.
Lundi 23 août. Comme nombre de mères vaudoises, Myriam Demierre a laissé ses trois enfants, âgés de 10 à 15 ans, regagner le chemin de l’école. Rodée à l’exercice, la tout juste quarantenaire ne se laisse pas envahir par le blues et profite de sa liberté retrouvée pour s’occuper du spectacle qu’elle a entièrement écrit et qu’elle interprète seule sur scène, L’Ecole des mères, et dont la prochaine représentation a lieu le 4 septembre au Bouveret (www.myriamdemierre.ch). Pléthore de livres à couvrir pour le lendemain de la rentrée, quête du dernier bâton de colle, tablier de peinture home made, tout cela au milieu d’une maîtresse d’école enfantine un peu ringarde et d’une prof de sport autoritaire… toute ressemblance avec des situations connues est… strictement voulue!
Et c’est ce qui accroche immédiatement dans ce spectacle que cette native de Rivaz a joué au dernier festival Morges-sous-Rire: chaque mère se reconnaîtra et chaque père retrouvera sa moitié. Fan de théâtre depuis toujours et agent de voyages de formation, Myriam Demierre n’a pas choisi ce thème par hasard: «Le déclic est venu dans une période un peu stressante avec mes enfants. Quand j’en parlais avec mes copines, elles me racontaient elles aussi leurs anecdotes.» Un peu d’autobiographie, beaucoup d’air du temps… Myriam rassemble tous les publics, des parents aux enseignants qui viennent lui glisser un mot après son one woman show. Son rêve?: «Jouer devant une classe d’HEP pour que les futurs enseignants puissent voir comment les mères en bavent avec l’école de leurs enfants.»

























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