Femmes: Label Suisse

Label Suisse, c’est le grand raout de la musique organisé par la RTS. Electriques ou classiques, voilà les filles à ne pas rater parmi les 120 artistes qui se produiront durant ces trois jours à Lausanne...

© Stéphanie Meylan, www.stefmel.net

Par Valérie Fournier / Photo: Stéphanie Meylan, www.stefmel.net

Label Suisse, c’est le grand raout de la musique organisé par la RTS. Electriques ou classiques, voilà les filles à ne pas rater parmi les 120 artistes qui se produiront durant ces trois jours à Lausanne.

 

Le meilleur de la musique suisse diffusée sur les antennes de la radio télévision Suisse (RST), tel est le principe de Label Suisse. Tous les deux ans depuis 2004, ce festival gratuit de trois jours offre une programmation « à 360° ». Pop-rock bien sûr mais aussi hip-hop, humour ou cor des alpes, on peut effectivement dire que tous les genres sont représentés. Particularité de l’événement, les émissions de la Première, Couleur 3, Espace 2 et Option Musique diffusent les concerts en direct. Des projets sont montés spécialement pour la manifestation, comme Heidi Happy et sa prestation avec l’Orchestre de Chambre de Lausanne, L’Hommage des Helvètes Underground à Bashung ou encore une soirée de duos inédits… Comme à chaque édition, les artistes féminines ne font pas qu’enjoliver ce tableau patriotique. Partenaire de cet événement, Femina vous dévoile sa sélection, qui commence par la soirée des «Re-belles suisses». Pas particulièrement insoumises, ces quatre artistes-là ont touchées Gérard Suter, producteur de Radio Paradiso, qui les a réunies pour son émission. Le « re » marque juste la répétition du concept lancé il y a deux ans. Présentation.

 

Anna Aaron

Benjamine de cette cuvée 2010, la Bâloise de 24 n’est pas une énième Sophie Hunger de plus venue d’outre-Sarine. Sa relation au chant très inspirée en ferait plutôt une petite sœur de PJ Harvey, sa voix étonnamment mature aussi, tout comme sa musique à la violence contenue. Un album, sorti l’été dernier, I’ll dry your tears little murderer (Je sécherai tes larmes, petit meurtrier). Tout un programme.

Dimanche 19 septembre de 14 h à 15 h au D! Club, en direct dans Radio Paradiso sur La Première

The Raveners

Ce groupe à tubes radiophoniques a été formé en 2007 autour de la chanteuse Jessy Howe (son vrai nom, assure la biographie, son père est anglais, sa mère suisse). You gotta swing vous dira certainement quelque chose quand vous l’entendrez. Si son nom et celui de ses acolytes sentent le pseudo (Chris Musik, Dave McLeod, Géza Burghardt et Dean Montenegro) leur musique est authentique et entraînante.

Dimanche 19 septembre de 14 h à 15 h au D! Club, en direct dans Radio Paradiso sur La Première. Samedi 22 septembre à 20 h 30, MAD.

Boy

Sous ce nom elliptique se cache la nouvelle formation de la Zurichoise Valeska, accompagnée ici de la bassiste Sonja Glass, rencontrée à Hambourg où la chanteuse vit actuellement. Ces deux jeunes filles marchent prudemment sur les sentiers mille fois foulés de la pop song au féminin. Douillet et réconfortant.

Dimanche 19 septembre de 14 h à 15 h au D! Club, en direct dans Radio Paradiso sur La Première

Laure Perret

La seule Romande de la troupe aura fort à faire pour faire entendre son joli brin de voix. Après Fri-son, où elle a vernis son premier CD Tired but happy, les Docks et Paléo, Laure Perret est à Label Suisse avec son piano et ses musiciens. Fan de Billie Holliday et Tori Amos, la Fribourgeoise de 25 ans a commencé sa carrière auprès d’une compatriote présente il y a deux ans au festival lausannois, Kassette.

Dimanche 19 septembre de 14 h à 15 h au D! Club, en direct dans Radio Paradiso sur La Première

 

 

 


The Hillbilly Moon Explosion

En robe vichy rose et chaussée de creepers en daim bleu, Emanuela Hutter défend au micro de son groupe le son de l’Amérique des années 50. Peu importe les modes, The Hillbilly Moon Explosion swingue et twiste depuis 10 ans façon Stray Cats ou Bill Haley. Et c’est tant mieux si Tarantino a déclaré cette année que le rockabilly était l’avenir de la musique : ceux là ont tout bon !

Vendredi 17, Red Bull Tour Bus, 20 h 30-21 h 30

Barbouze de chez Fior

Un nom à coucher dehors pour ces quatre jolies virtuoses âgées de 20 à 40 ans. Annick Rody et Camille Stoll au violon, Laurence Crevoisier à l’alto et Sara Oswald au violoncelle ont mis leur talent au service des Young Gods pour un projet initié il y a 2 ans. Pour info, leur nom vient du parfum porté par l’oncle de Zazie dans le livre de Raymond Queneau ! De formation classique mais ouvertes à d’autres genres, elles incarnent une version glamour du quatuor à cordes.

Dimanche 19, 22 h 30-0 h, place Centrale, avec les Young Gods, en direct sur Couleur 3

Oy

Elle a une voix qui s’adapte à tous les registres, et n’hésite pas à ponctuer ses performances électro d’envolées lyriques jazzy. Sur scène, Oy est seule avec son clavier électronique et ses quatre marionnettes qui diffusent leurs samples quand elle leur donne une chiquenaude. Originaire du Ghana, Joy Frempong de son vrai nom vit entre Zurich et Berlin. Elle a sorti cette année un premier album remarqué qui évoque ses souvenirs d’enfance et mixe des sonorités diverses tirées de jouets. «First box then walk» (Creaked Records/Namskeio).

Vendredi 17, avec Filewile, 18 h-19 h, D! Club, en direct sur Couleur 3 et 19 h-21 h, salle Métropole pour l’hommage à Alain Bashung, en direct sur La Première

 

Les DJ

Water Lilly

Autre grande figure de la scène électro-clash suisse, Water Lilly sévit depuis 1996 et rayonne dans le monde entier. Elle a sorti de nombreux disques et multiplie les collaborations artistiques. Elle travaille actuellement à son nouveau projet.

Samedi 18, Le Romandie, 13 h 30-15 h.

Kate Wax

Suisse d’origine tibétaine, Aisha Devi Enz est plus connue sous son nom de scène, Kate Wax. Dans la veine d’une Miss Kittin, elle collabore avec le producteur house de Chicago Felix Da Housecat avant de sortir un premier album sur le label genevois Mental Groove. Après une pause maternité, Kate Wax est de retour sur les dancefloors.

Dimanche 19, 22 h-23 h, Red Bull Tour Bus

Masaya

Employée le jour et Djette la nuit, la Chilienne Claudia Alaya se passionne pour la musique électronique depuis l’âge de 15 ans. Elle a créé en 2005 son propre label, Mina records, pour apporter une touche féminine à ce milieu. Elle anime également une émission sur Couleur 3, Atakama.

Vendredi 17, 22 h 30-23 h 30, D ! Club

 

Les classiques

Rachel Kolly d’Alba

La Lausannoise de 29 ans a commencé le piano et le violon à 5 ans et fait ses premiers pas de soliste à 12. Considérée comme l’une des violonnistes les plus douées de sa génération, elle cumule les récompenses et joue sous la direction des plus grands chefs d’orchestres en Suisse et à l’étranger.

Dimanche 19, avec l’Orchestre de Chambre de lausanne, 11 h-12 h, Place centrale, en direct sur Espace 2

Brigitte Hool

Licenciée en lettres, Brigitte Hool a rapidement opté pour une carrière lyrique. Après un perfectionnement à Salzburg, la soprano neuchâteloise enchaîne les rôles de choix entre la Suisse, la France et l’Italie où elle fait ses débuts à la scala de Milan en 2006, le Japon et le Brésil.

Sylvia Giepmans

Mezzo soprano, Sylvia Giepmans donne la réplique à Brigitte Hool pour ce concert avec l’orchestre Sinfonietta de Lausanne. D’origine néerlandaise, elle s’est formée au Conservatoire d’Amsterdam avant de s’établir en Suisse en 1994.

Samedi 18, Aqua concert, 16 h-17 h, salle Métropole, en direct sur La Première.

 

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