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SOS innocence. Depuis quinze ans, la créatrice de la Fondation Fredi Diane Burgy lutte contre les enlèvements d’enfants.
Cette rentrée scolaire, pour la première fois, le cartable de Diane Burgy restera au placard. Coquette, la Fribourgeoise reste évasive sur son âge exact mais s’émeut simplement que le nombre des années l’oblige à stopper ce métier de prof de biologie qu’elle chérit tant. Ce qu’elle regrettera le plus? Communiquer avec les élèves, les faire s’intéresser à cette science de la vie.
Les enfants... elle leur a consacré sa vie. Un fil rouge dans l’existence de cette native de Berne élevée à Payerne. Il y eut ceux dont elle a corrigé les copies. Puis sa fille, adulte aujourd’hui, reçue comme un cadeau alors qu’elle ne l’espérait plus. Et enfin tous ceux dont la photo et le signalement défilent, comme un cri lancinant, sur le site de la Fondation (www.fredi.org) qui fête cette année ses 15 ans d’existence. Une vocation qui étonne chez celle qui fut adoptée au plus jeune âge, «petite bâtarde» élevée par une mère engagée politiquement et un père décédé prématurément. Un vrai combat pour cette battante, obligée de grandir «différente» dans une Suisse conservatrice où naître sans parents suffisait à susciter la méfiance.
Aujourd’hui, dans les locaux de sa fondation près de Fribourg, au milieu des jouets qu’elle et ses collaborateurs remettent en état et revendent pour tenir le budget de la fondation, Diane, hyperactive, s’emporte. Pourquoi cette fondation? «Pour remuer les pouvoirs publics. Pour mettre le doigt sur ces disparitions. Nous sommes déjà une société qui ne fait plus d’enfants, si en plus ceux qui restent se font enlever... que va-t-on devenir?» Ses combats? Ils sont multiples: l’alerte enlèvement calquée sur le modèle français et qu’elle réclame depuis trois ans. Elle l’a enfin obtenue, même si elle doute encore de son fonctionnement au niveau fédéral. Désormais, elle milite pour que des SMS prioritaires puissent être envoyés en cas de rapt et que pour que chaque parent prépare une clé USB contenant tous les renseignements sur leurs enfants et disponible en cas d’urgence. A ceux qui l’accusent d’en faire trop, elle répond: «Etes-vous prêts à assumer les conséquences de l’enlèvement de votre enfant?» Souvent, en guise de réponse, se fait un pesant silence.
























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