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Apprendre à se méfier
Ma petite entreprise… connaît bien la crise. Mais pas la crise économique. Une crise d’une autre forme. En voulant me mettre à mon compte après près de vingt ans comme salariée, je laissais derrière moi un poste à responsabilités dans les RH et un certain confort. Seulement mon esprit libre se rebellait: il fallait que je vole de mes propres ailes. Je le savais depuis toujours. C’était inscrit dans mes gènes (papa entrepreneur) et dans mes valeurs: la liberté, le goût du risque, de créer, de foncer. En résumé, d’entreprendre. Mon mari aussi en était persuadé et me soutenait. J’avais préparé ma reconversion: je voulais ouvrir et gérer mon propre restaurant. Je m’étais pour cela formée pendant plusieurs mois sur le tas dans un restaurant à côté de chez moi, avais passé avec succès ma «patente» et tout cela en parallèle de mon emploi. Et j’avais trouvé un restaurant à Neuchâtel (…). Avant de signer la convention de vente (…), j’avais pris garde d’engager un consultant pour expertiser le fonds de commerce (…). J’avais aussi un concept solide formalisé dans un business plan, j’étais soutenue par mon banquier, j’avais recruté mon team. J’avais tout fait dans les règles de l’art. En bonne élève. Dans cette équation parfaite, j’avais négligé un aspect: la malhonnêteté. Un mois après avoir signé la convention de vente et versé l’acompte, après avoir obtenu un projet de contrat de bail par le propriétaire, les tenanciers du restaurant ont décidé (…) de résilier la convention. Motif? Ils avaient accepté une offre plus intéressante. J’avais donné ma démission. Mon collègue au service également. J’ai donc engagé un avocat avec le soutien du bailleur. Et malgré un dossier juridique solide, je suis aujourd’hui sans emploi, car privée de mon outil de travail. (…) C’est la personne qui a renchéri mon offre qui l’exploite en toute impunité. Et il me faudra, d’après mon avocat, deux ans de procédure pour espérer le récupérer. (…) Et en attendant? Je ne suis même pas sûre de toucher le chômage car, étant inscrite au RC, je n’y ai théoriquement pas droit bien que j’aie cotisé. C’est dans ces moments-là qu’on mesure sa motivation et son esprit d’entreprise. Alors je ne me laisse pas abattre. Je cherche un emploi et, en parallèle, d’autres locaux. Et quand je les aurai trouvés, j’espère qu’il me restera suffisamment d’énergie et d’argent pour poursuivre ces gens en dommages et intérêts. (…) La morale de cette histoire: faire des erreurs fait partie de l’aventure. C’est savoir rebondir qui permet de mesurer son esprit d’entreprise. J’ai péché par excès de confiance. Il paraît que c’est une des principales causes d’erreur dans le business. Et comme le dit mon avocat: «Tu me paies pour être parano.» Je dois apprendre à le devenir moi aussi pour limiter les risques à l’avenir. C’est un peu triste, vous ne trouvez pas? (…)
Johanna Florey, Chez-le-Bart
Oser changer de cap
Oh oui!… vos lignes me parlent. Mon parcours professionnel a été plus que changeant. (Je ne parle même pas de l’école…) D’un CFC de courtepointière à vendeuse dans les articles de sport, je suis actuellement maman de jour. C’est une reconversion qui avait été une bonne solution, car étant mère de deux filles de 9 et 4 ans et ayant plus de 40 ans, avec quelques petits soucis de santé, je me voyais mal reprendre dans le domaine de la vente. Mais grâce à l’art.197 – «Formation spécifique indépendante d’une formation» – j’me lance! Je vais attaquer cette reconversion que je souhaite depuis bien des années. Un rêve qui va se réaliser grâce au soutien de mon mari et de mon entourage. Dès le 4 avril, ça démarre. Et j’espère que l’année prochaine j’ouvrirai ma petite pension pour chats, dans le beau cadre du village où je réside. Malgré un parcours chaotique, il faut toujours y croire et ne jamais dire jamais!
Joëlle Cecini Bucher, Saillon
Réussir en tant que femme
Je m’appelle Valentina Dizerens (…), suis courtière en immeubles et viens de lancer ma petite (pour l’instant) entreprise, qui s’appelle Dom Swiss. C’est une petite structure très particulière que vous pouvez découvrir sur le site www.domswiss.ch. C’est encore un bébé, car elle a sorti son petit nez le 17 décembre 2009. Un jour, j’ai décidé de foncer. Et malgré les difficultés que je rencontre au lancement, je crois fort à ma réussite et vais continuer à foncer. J’ai envie de montrer à tous ceux qui jugent et ne croient pas qu’une femme puisse réussir dans certaines branches que c’est faux. Un petit coup de pousse de la part de la presse aurait pu être super, sinon, des conseils sont les bienvenus, car chaque conseil est un cadeau! (…)
Valentina Dizerens, Allaman
Se lancer, une aventure!
Votre article m’a tout de suite interpellée car, officiellement, ce mardi 16 mars, je viens de créer ma petite entreprise. Je me retrouve dans votre article ainsi que dans les propos tenus par les femmes qui témoignent (…). Par contre, je n’ai jamais entendu parler d’une aide extérieure pour débuter son propre projet. (…) Votre article va sans doute encourager d’autres personnes à faire le pas. En ce qui me concerne, je suis partie en autofinancement. Mon mari me soutient tant financièrement qu’administrativement. Pratiquement, c’est très important d’être épaulée. Tant de choses sont à mettre en place, à organiser que l’avis et le soutien d’une personne de confiance sont primordiaux. Vous donnez dans votre article un élan et un message très positif à la création de sa propre entreprise, et précisez les questions que l’on doit se poser. Je nuancerais un peu, car je ne m’en suis pas posé autant. Moi, je suis plutôt créative et j’ai laissé parler mon cœur. A ce jour, j’ai vraiment de bons espoirs dans mon projet, j’ai arrêté mon activité professionnelle, que j’exerçais à 60%, pour me consacrer entièrement à mon entreprise. Rien de tel qu’une prise de risque… C’est vrai, il faut y croire et se dire que notre idée est la bonne, car des doutes, c’est tous les jours qu’on en a. Essuyer les refus, la peur de ne pas savoir vendre son propre produit ou convaincre, c’est dur aussi. (…) Par contre, lorsqu’il y a des résultats, mêmes infimes, c’est une grande satisfaction. J’ajouterais que pour l’ego, c’est formidable de se prendre pour son propre patron! J’ai ainsi notamment créé un vase en carton pratique et déco, ouvert un atelier de création dans mon village et suis sur Internet (www.picpulp.ch).
Nathalie Morier Ryter, Penthalaz
De l’aide pour les parents
J’ai lu avec intérêt le parcours de ces femmes qui se mettent à leur compte. J’en fais partie! Après plus de vingt ans d’enseignement, j’ai quitté ma fonction pour ouvrir un bureau de conseil en éducation. Ayant fait une licence en sciences sociale et pédagogique à l’approche de la quarantaine, et riche des expériences vécues tant comme médiatrice scolaire que comme doyenne du cycle de transition, j’ai décidé de mettre mes connaissances au service des parents qui sont dans le doute concernant l’éducation de leurs enfants. Transformant l’ancien garage de notre maison, j’ai créé un bureau pour les recevoir (…). Les gens viennent chez moi chercher une oreille attentive, du réconfort et des conseils adaptés à leur situation. (…) Malgré la formidable publicité faite autour du phénomène télévisuel «Super Nanny», il reste difficile de se faire connaître. Le besoin existe bel et bien, mais les parents peinent à franchir le pas ou se décident lorsque la situation est déjà bien dégradée. (…)
Anne-Lise Grellet, Assens
Regrouper ses talents
Après une solide formation en gestion et marketing, seize années d’expérience dans de grandes entreprises (…) et, surtout, à la sortie d’un burnout, j’ai fait le grand saut… Depuis toujours, j’ai des «visions» des aménagements possibles au sein d’un habitat. J’ai donc regroupé mes talents et savoir-faire pour personnaliser les intérieurs à l’image de mes clients. La voie de l’autofinancement me semblait offrir une certaine liberté (…). Ce n’est pas tous les jours faciles. Cependant, à chaque contrariété, je trouve toujours de la motivation pour aller de l’avant. (…) Aujourd’hui, je suis moins à l’aise financièrement mais quel plaisir d’avoir trouvé ma place et de voir mes clients satisfaits dans une maison à leur image (www.stylez-vous.ch). (…)
Sandra Martinet
Récente aventure
J’ai racheté une petite entreprise le 1er septembre 2009. Elle consiste à fabriquer et vendre des glaçons pour toutes les manifestations, ainsi que pour les privés (Allo Glaçons). Ce n’est pas encore très facile d’en vivre, mais je ne désespère pas (…). Et avec les beaux jours, cela va aller mieux! Encore bravo pour votre article, c’est dommage que je ne puisse pas participer au concours…
Marie-Thérèse Grognuz, Payerne
Vos réactions à «Ma petite boîte, un rêve possible», Femina du 14 mars 2010












1 commentaire
bonjour,
je vous écris suite à votre article:''Ma petite entreprise...'' qui fût très intéressant pour ma part.en effet, active depuis 6ans dans le milieu de la remise en forme, cela fait des mois que je réfléchis pour trouver une solution afin de survivre partiellement grâce à du coaching sportif, à domicile ainsi que des suivis alimentaires.Ne trouvant pas vraiment des solutions ''miracles'' pour commencer,je profite de passer par votre magasine pour me faire un coup de pub,alors mesdames, si vous avez besoin de vous remettre en forme grâce à un suivi alimentaire personnalisé Zonevital mais redoutez les régimes sans résultats,contactez-moi par mail à annickfitness@hotmail.com. Biensûr je me déplace chez vous que vs habitiez les cantons de vaud ou Fribourg...Je me ferai un plaisr de vous informer sur le fonctionnement du programme ainsi que sur les tarifs très acttractifs avant le maillot de bain...
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