Vos réactions à «Et si j’optais pour une peinture naturelle?»

En tant que président du Techno-GR, groupement paritaire réunissant des membres de la Fédération romande des maîtres plâtriers-peintres et les responsables techniques...

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De mauvais signes

En tant que président du Techno-GR, groupement paritaire réunissant des membres de la Fédération romande des maîtres plâtriers-peintres et les responsables techniques des fabricants romands de peintures membres de l’Union suisse des fabricants de vernis et peintures (USVP), je me permets de réagir à cet article (...). Il contient quelques affirmations qui sont non seulement erronées, mais qui sont surtout de nature à donner de très mauvais signes aux lecteurs. (...) «Naturel» ne signifie pas automatiquement inoffensif pour la santé: certains produits naturels, comme l’amanite phalloïde, sont même très toxiques. Prétendre que les peintures «chimiques» contiennent des agents toxiques à profusion (formaldéhyde, benzène, toluène…) susceptibles d’engendrer des nausées et des fatigues est une contre-vérité absolue. (...) La plupart des produits destinés à être étalés sur les murs (pour reprendre les termes de l’article) sont aujourd’hui totalement exempts de solvant et n’engendrent plus aucun inconfort. Qui peut penser que l’industrie des peintures chimiques (...) a pour vocation d’intoxiquer la population? Enfin, il n’y a pas que les peintures naturelles qui laissent «respirer» les murs. L’industrie des peintures «chimiques» est consciente de l’importance de cette propriété et en tient largement compte dans ses travaux de recherche et développement. (...) La crainte de la population vis-à-vis de tout ce qui est chimique est légitime et compréhensible. Conscients de ce fait, les membres de l’USVP jouent résolument la transparence. Sur demande, ils vous fourniront une «déclaration de produits» listant les différents composés qu’ils utilisent dans la fabrication des produits qu’ils mettent sur le marché. N’est-ce pas lorsqu’on a la conscience tranquille que l’on peut se permettre de ne rien cacher et d’être transparent ?

A. Beets

Réponse de Sylvie Ulmann

Le mot «naturel» est à prendre dans le sens de «matière première renouvelable», ce qui ne s’applique pas aux peintures issues de la pétrochimie. On trouve dans le commerce des peintures contenant un minimum de substances supposées dangereuses, mais elles ne constituent de loin pas la majorité des stocks ni des produits utilisés par les professionnels. Enfin, la transparence doit commencer en magasin: si l’on n’a rien à cacher, il faut inscrire la composition sur l’emballage. L’acte d’achat est souvent impulsif et rares sont les clients à se renseigner après coup.

 

Vos réactions à «Et si j’optais pour une peinture naturelle?», Femina du 16 mai 2010

 

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