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Parents inutiles?
Je résume: les enfants seraient plus sociables, plus concentrés, plus confiants, plus rapides dans leur apprentissage, bref mieux dans leurs baskets d’une manière générale, parce qu’ils partagent leur repas avec leurs camarades et font leurs devoirs avec un adulte autre que leurs parents… Quel miracle! Merci Mme Schüpbach de nous dire que nos enfants se portent mieux (…) lorsque nous confions à d’autres le soin de s’en occuper! La solution serait donc selon vous (…) de les placer aussi vite que possible en garderie et enfin à l’école? Il reste au parent la responsabilité de la conception, du coucher et du lever!? Enfin, seulement si j’ai bien compris!
Hélène Kovacs, Villarvolard
Mères au foyer décriées
Si je conçois que ledit horaire puisse être un allégement pour certaines familles, je m’insurge en revanche qu’on cherche à nous l’imposer en s’appuyant sur des études affirmant que moins nos enfants seront à la maison (…) plus ils seront performants! Je me méfie de ces statistiques (…). Les parents ayant décidé d’adapter leur temps de travail pour s’occuper de leurs enfants sont aussi capables de leur offrir une vie sociale active! (…) Dans la mesure du possible, je suis pour le repas de midi en famille car il permet le dialogue et d’avoir un regard régulier sur la diététique de nos enfants (…). On oublie également que le jour où nos enfants seront obligés d’être à l’école dès leur plus jeune âge, plus rares encore seront les parents décidant de rester au foyer. Il faudra donc leur trouver du travail. (…) Il fut une époque où la femme qui travaillait était montrée du doigt, aujourd’hui c’est la femme au foyer… Je n’ose imaginer comment est perçule père au foyer…
Véronique Troutot Moine, Bôle (NE)
Elevée par une nanny, parée pour l’avenir
Réagissant à la lettre de Hélène Kovacs («Parents inutiles?», votre page courrier du 09.05), je dirais que là d’où je viens, les parents n’ont même pas besoin de lever et de coucher leurs enfants puisqu’une nanny professionnelle s’en occupe entièrement pendant leur petite enfance. Elle les descend au salon juste pour une heure entre 17 heures et 18 heures, soit entre thé et cocktails! Puis, dès huit ans, la progéniture est expédiée en internat. Bien entendu, le résultat de ce système suranné d’éducation est que lespersonnes ainsi élevées (dont je suis) sont plutôt raides, apparemment peu chaleureuses et en général peu portées sur la famille… Mais en revanche, elles sont capables de beaucoup supporter, ce qui est un avantage, la vie n’étant souvent pas un long fleuve tranquille!
Rrosemary Wells-Marie, Genève
Vos réactions à «Des enfants plus futés grâce à l’horaire continu?», Femina du 2 mai 2010
























1 commentaire
Il faut des solutions et je trouve que c'est une bonne proposition. Avez-vous pensé au problème que pose les horaires des enfants lorsque l'on se retrouve mère ou père célibataire et que l'on est obligé de travailler pour subvenir aux besoins des enfants et des nôtres? ou simplement lorsqu'un seul salire ne suffit pas? A moins de faire des enfants sans se poser la question, demander de l'aide financière partout et vivoter...Je crois que l'on a bientôt plus le choix d'un sytème qui encadre mieux nos enfants et où les horaires sont en adéquation avec le monde du travail. Il n'y déjà plus le quota pour reproduire la population en suisse. Etant une femme active professionnellement, je me dis que si je ne trouve pas un homme qui gagne au minimum 8'000.- par mois, je ne ferai pas d'enfants si je suis obligée de rester à la maison car les horaire scolaires ne me permettent de trouver un poste qui les tolèrent... Ce serait mon choix et celui de beaucoup d'autres personnes également car il y un grand manque d'aide à la famille en suisse. Je crois que si l'on ne met pas un système en place qui facilite la vie professionnelle des femmes ou des aides financières pour qu'elles puissent rester à la maison, nous allons au devant d'un grand problème de société.
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