20 November 2009
Sur les pas de Sarah
Nous n’avons pas toutes envie de traverser à pied le désert du Taklimakan, connu pour ses dunes mouvantes et ses nuits d’hiver à -20 degrés. Nous ne rêvons pas toutes non plus de tutoyer chaque araignée géante rencontrée dans la forêt tropicale laotienne et la plupart d’entre nous s’enfuiraient à toutes jambes sans même essayer de vérifier si la Heteropoda maxima (joli nom, enchantée…) mesure bel et bien 30?centimètres de circonférence, une fois ses pattes étalées. En bref: nous ne sommes pas toutes de la trempe de l’aventurière Sarah Marquis, qui repart bientôt s’imprégner des recoins les plus sauvages du globe).
Pourtant, à Femina, nous avons tout de suite voulu relayer pour vous, pas à pas, l’épopée physique, géographique, écologique et – oui! – spirituelle de Sarah. Evidemment pas pour y grappiller des bons plans de bivouac dans les contreforts de l’Himalaya… Mais pour donner envie à chacune de nous d’escalader ses propres montagnes. Car il n’y a pas que les vrais déserts, ceux qui figurent sur les cartes topographiques, à s’avérer arides et imposants. Nos paysages intérieurs sont eux aussi jalonnés d’obstacles, de fausses pistes, avec, parfois, de paisibles plaines ouvertes entre deux précipices. Ce sont ces chemins intimes que l’énergie de Sarah Marquis invite à affronter. Cette femme dégage une aura, une pulsion de vie, une soif d’intensité réellement contagieuses. Alors, quand elle partira, seule, avec ses 30 kilos de matériel sur le dos, elle transportera aussi (allez, c’est léger…) les étincelles de nos folies à venir. Aller jusqu’au bout de ses rêves… Zut! Sarah, elle, est déjà en chemin. On court pour la rattraper?
Éditorial du Femina du dimanche 22 novembre 2009













