Ça me gave

Un sentiment à la mode? L’agacement. Qui, selon les milieux, s’exprime différemment. Quand on est fashion, on dit «ça m’énerve», à l’image d’Helmut Fritz, le chanteur parodiant un Karl Lagerfeld excédé. Si on est intellectuel, on dit «ça m’ulcère», du même nom que le mal, assez noble, qui ronge les gens actifs. Si on est plus rustique, on dit «ça me gave», en référence à ces oies que l’on force à manger pour que les gastronomes puissent se gaver de leur foie. «Ça me gave» est une expression fétiche des blogueurs qui n’en peuvent plus des aveux contrits de Tiger Woods, des phrases culte de la Ferme Célébrités ou de l’obligation de manger cinq fruits et légumes par jour. Issu de l’argot, «ça me gave!» est un cri de résistance au bourrage de crâne.


Une expression fétiche des blogueurs qui n’en peuvent plus du bourrage de crâne.

 

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