soins & bien-être

    Ce qu'il faut savoir sur les crèmes solaires

    Avant de s’exposer aux rayons, il faut se protéger, on le sait. Ce qu’on ignore souvent, revanche, c’est qu’à quel point les écrans solaires sont source d’idées préconçues, voire erronées. Démêlons le vrai du faux.

    Publié le 
    29 Juin 2015
     par 
    Eva Grau

    Une crème à haut indice de protection nous empêche de produire de la vitamine D.
    VRAI ET FAUX. Pour produire de la vitamine D, notre organisme a besoin de s’exposer au soleil. Une crème avec un SPF 50, par exemple, filtre une grande partie des UV qui permettent de synthétiser cette vitamine. Mais il faut savoir que pour satisfaire nos besoins en vitamine D, il n’est pas nécessaire de s’allonger sur une plage pendant toute une journée. Une simple exposition des mains, des avant-bras et du visage pendant 10 à 15 minutes par jour, trois fois par semaine, suffit amplement.

    Les écrans solaires sont moins efficaces si on les utilise en même temps des produits anti-moustiques.
    VRAI. Certains répulsifs diminuent l’efficacité des crèmes solaires. Pour limiter cet effet, il faut s’enduire de protection solaire une vingtaine de minutes avant d’appliquer l’anti-moustiques. Les moustiques préférant l’aube ou le crépuscule pour se nourrir, les risques de devoir choisir entre éviter les coups de soleil ou se faire piquer sont donc limités.

    On peut utiliser son flacon de crème solaire entamé l’année précédente, la protection reste efficace.
    FAUX. La plupart des produits cosmétiques – en particulier lorsqu’il contiennent des matières grasses – ont une date de péremption. Les crèmes solaires n’échappent pas à cette règle. Leurs filtres de protection se détériorent lorsqu’ils sont exposés à la lumière, à la chaleur et à l’air. Aussi lorsque vous conservez un écran solaire d’un été sur l’autre, il perd de son efficacité. Mieux vaut en acheter un neuf et utiliser l’ancien comme crème hydratante.

    Plus un indice de protection est élevé, moins on a besoin de renouveler les applications dans la journée.
    FAUX.
    Car les crèmes solaires s’éliminent avec la transpiration, avec le frottement du sable ou de la serviette de bain, et avec l’eau. Même lorsqu’elles sont dites waterproof! Une crème solaire résistante à l'eau ne protège que pendant la durée du bain, pas après. Il faut donc impérativement s’enduire de protection toutes les deux heures, voire toutes les heures si l’ensoleillement et la chaleur sont intenses, et systématiquement lorsqu’on sort de l’eau. Et ne pas lésiner sur la quantité: pour être protégé, il faut tartiner 2 milligrammes de crème par centimètre carré de peau. La plupart des personnes n’en mettent pas assez. Enfin, il n’existe pas d’écran vraiment «total». Toutes les crèmes solaires laissent passer une partie des UV. Quant au bronzage, il équivaut à un indice de protection 5. Il est donc illusoire de croire qu’on n’a plus besoin de crème lorsqu’on affiche un joli hâle.

    Les crèmes solaires sont néfastes pour l’environnement.
    VRAI.
    On estime que chaque année, plusieurs milliers de tonnes de produits solaires finissent dans les océans. Or, la plupart ne sont pas biodégradables. Les filtres, qu’ils soient chimiques (protègent en absorbant les UV) ou minéraux (forment sur la peau un écran réfléchissant les rayons), contiennent notamment des perturbateurs endocriniens et des nanoparticules néfastes pour la santé des poissons. Pis: selon une étude publiée dans «Environmental Health Perspectives», la crème solaire peut faciliter le développement d'infections qui détruisent la zooxantelle, une microalgue vivant en symbiose avec le corail et nécessaire à son développement. Privés de cette précieuse alliée, les récifs coralliens blanchissent et meurent.

    Plus le SPF est élevé, plus on est protégé.
    VRAI ET FAUX.
    En réalité, l’indice SPF (aussi appelé IP ou FPS) marqué sur le flacon indique son degré de protection contre les UVB, ultraviolets responsables des coups de soleil. En revanche, cela ne signifie pas forcément que ladite lotion protège des UVA qui provoquent un vieillissement prématuré de la peau, ni des infrarouges qui pénètrent plus profondément que les UVA et les UVB et peuvent faire des dégâts importants en détruisant l’élastine et le collagène. D’où la nécessité de bien lire l’emballage et de choisir un produit qui protège contre ces trois types de rayons (mention «à large spectre»).

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