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Un temps jugé élitaire, le phénomène du spa s’est considérablement démocratisé. Le lieu se fréquente de plus en plus souvent en couple et avec les ados à des prix abordables. Nos coups de coeur.
Non, la fréquentation du spa n’est vraiment plus un loisir de riches. Qu’on choisisse de s’offrir un week-end détente dans un endroit très luxueux ou que l’on soit habituée à des lieux 100% réconfortants mais moins huppés, le spa s’ouvre à toutes les populations. En effet, si le terme est récent, le recours à des bains de diverses températures l’est nettement moins. Une abondante littérature a été consacrée aux bains grecs et romains révélant que les Grecs décident d’introduire des zones d’eau et de bains dans les gymnases, quelques siècles avant Jésus-Christ. Pour l’hygiène mais pas seulement… Ces écrits témoignent aussi du bien-être que procure la fréquentation de ces espaces. Les bains grecs inspirent leurs équivalents romains qui, dès 2000 ans av. J.-C., ne cesseront de s’améliorer. Les thermes feront vite partie intégrante de la vie urbaine et contre un prix d’entrée très modique, tous s’y rendent, sans distinction de classe sociale. Un peu comme aujourd’hui.
Mais au fait qu’entend-on par spa en 2009? S’agit-il de l’espace bien-être installé dans tout hôtel 4 ou 5 étoiles qui se respecte? De l’ensemble des piscines d’un centre thermal qui compte aussi sauna et hammam? Ou encore d’un institut citadin voué à la détente où la part belle est faite au jacuzzi et baignoires de balnéothérapie? Eh bien, c’est tout cela le spa! D’ailleurs, les deux théories avancées pour expliquer son nom le prouvent.
Une double identité
Qu’il s’agisse de «Sanitas Per Aqua» (la santé par l’eau) ou de l’allusion à la ville thermale belge de Spa célèbre pour son expertise en la matière (les vertus curatives des sources d’eau minérale sont reconnues depuis des siècles), parler de spa, ce n’est pas se limiter à une carte de soins. C’est se mettre dans le bain au sens propre. Alterner le chaud et le froid, s’offrir un sauna ou un hammam, gommer son corps pour le débarrasser des impuretés. Des traitements désormais entrés dans les moeurs et appréciés par tous les publics, de la femme stressée qui en profite pour s’offrir, en prime, un massage ou un traitement plus sophistiqué à la mère de famille qui y passe quelques heures avec les siens, lemercredi après-midi.
Revue des classiques
Qui dit eau pense aussi centres thermaux, évidemment. Pour ceux et celles qui redoutent la foule, on se rend à Yverdon, Lavey-les-Bains, Ovronnaz, Saillon de préférence, en semaine (mercredi excepté). Les fins de journée (une heure ou deux avant la fermeture) sont également un bon créneau horaire.
YVERDON
Accès aux piscines, aux deux saunas, aux trois hammans (dont un exclusivement féminin), au bain japonais à 38° et jacuzzi à 34°.Prix: 30 fr. pour trois heures, ouvert jusqu’à 22 h.
SAILLON
Trois bains de vapeur, deux saunas, un bassin d’eau froide, deux salles de repos et solarium. Prix: 35 fr., jusqu’à 21 h.
CHARMEY
Bains de la Gruyère, bassins d’eau minérale à 34°, canapés bouillonnants, hammam, bain turc, trois saunas. Prix: 24 fr., jusqu’à 21 h.
OVRONNAZ
Trois piscines thermales, 32° à 35°.Prix: 19 fr., jusqu’à 20 h 30.
LAVEY-LES-BAINS
Bassins d’eau thermale et leurs buses massantes, cascades, lits aquatiques, bains turcs, saunas, espaces de relaxation, sans oublier le pavillon nordique avec sa grotte à neige. Asignaler aussi, sur la carte des soins, des séances de drainage lymphatique (20minutes environ) à 48 fr., des gommages à 58 fr. et des massages express (20minutes) à 50 fr.! Prix: 24 fr. pour 3 heures, les vendredi et samedi jusqu’à 22 h.













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