Aung San Suu Kyi exclue des élections et de son parti

La nouvelle législation en Birmanie oblige la Ligue nationale pour la démocratie (LND) à exclure sa présidente, l'opposante Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix.

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L’opposante Aung San Suu Kyi, déjà exclue des prochaines élections en Birmanie et maintenue en résidence surveillée par la junte au pouvoir, risque désormais son expulsion pure et simple de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND).

 

La nouvelle législation en Birmanie oblige la Ligue nationale pour la démocratie (LND) à exclure sa présidente, l'opposante Aung San Suu Kyi, a affirmé mercredi un porte-parole du parti. La loi stipule notamment que quiconque purge une peine de prison ne peut appartenir à un parti.

Or Mme Suu Kyi purge actuellement une peine de 18 mois d'assignation à résidence.

Au total, le pouvoir militaire a promulgué lundi cinq textes de lois relatifs à la tenue d'élections législatives dans les mois à venir, les premières dans le pays depuis 1990, mais leur contenu n'était révélé que progressivement dans les médias. Et en dépit des appels de la communauté internationale qui réclame la libération de la prix Nobel de la paix avant le scrutin, la junte a au contraire resserré son étau sur la "Dame" de Rangoun en stipulant que quiconque purge une peine de prison ne peut appartenir à un parti.

«J'ai constaté que nous devions expulser Mme Suu. Leur attitude est très claire dans la loi», a indiqué Nyan Win, porte-parole de la LND.

Les dernières élections il y a vingt ans avaient été remportées par la LND, qui n'a cependant jamais été autorisée à exercer le pouvoir. La dissidente a, depuis, passé plus de 14 ans privée de liberté.

La junte exclut aussi des élections les religieux, une mesure visant les moines et les nonnes bouddhistes, meneurs de la "révolte safran" de 2007 qui avait été réprimée dans le sang, faisant au moins 31 morts.

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