
L’employé modèle du XXIe siècle court les offres de formation continue. Séminaires, ateliers, jeux de rôle… tout est bon quand on veut progresser ou juste rester à niveau.
Pénalisées par le temps partiel et le plafond de verre, les femmes ont pris le train en marche.
Les métiers changent, et il faut savoir s’adapter. Comment?
Un bon moyen de maintenir ses connaissances au top et d’assurer ainsi son avenir, c’est de pratiquer la formation continue. «Aujourd’hui, un CV qui n’est pas mis à jour via la formation continue a peu de valeur pour un employeur», observe Geneviève Auroi-Jaggi, responsable de la formation continue à l’Université de Genève. En effet, une personne qui se donne la peine d’acquérir d’autres connaissances tout en travaillant est ressentie comme ayant une personnalité dynamique, curieuse, flexible, apte à la polyvalence. Bref, elle est l’employée modèle du XXIe siècle.
Quand le consultant en management Georges A. Gessler a commencé à donner des cours pour cadres il y a dix ans, les participantes étaient un événement rare. «Depuis environ cinq ans, déclare le coach, j’observe une augmentation du nombre de femmes dans les formations de leadership pour cadres. Aujourd’hui, on est arrivé à une vraie parité.» Mais l’objectif des femmes est différent de celui de leurs confrères masculins. «Les femmes recherchent plus de bien-être professionnel pour elles et pour leurs collaborateurs, tandis que les messieurs ne pensent qu’à leur carrière. Elles sont aussi plus motivées et plus promptes à se remettre en question.»
Par ricochet, les matières demandées dans l’offre de formation continue ne sont pas les mêmes pour les deux sexes. Dans l’ordre de préférence, on a pour la gent masculine les cours de langues, de leadership, d’informatique, de vente, de finances, de production industrielle, et pour les dames, langues, santé et médecine, activités créatrices, développement personnel et informatique, aussi.
La formation continue vous intéresse?
www.alice.ch Fédération suisse pour la formation continue
www.orientation.ch Portail suisse de l’orientation scolaire et professionnelle
www.unige.ch/formcont Université Genève
www.unil.ch/formcont Université Vaud
www.cfpsion.ch Centre de formation professionnelle, Sion
www.association-reform.ch Association d’instituts de formation
www.avenirformation.ch Centre professionnel de formation, Delémont
www.cpi.ch Centre de perfectionnement, Rolle
www.cpln.ch Centre professionnel, Neuchâtel
www.cvpc.ch Centre valaisan de perfectionnement des cadres
En savoir plus
Les Suisses dans leur ensemble ont bien compris l’enjeu de la formation continue, puisque plus de 80% de ceux qui travaillent se sont astreints à du perfectionnement au moins une fois dans l’année (2006), que ce soit en suivant un cours (5%), des conférences et des séminaires (50%), ou encore par le biais de lectures spécialisées, du Net et de CD-ROM (30%).
Selon les chiffres de l’Office fédéral de la statistique, plus une personne est solidement intégrée dans le marché du travail, et plus elle suivra des formations continues. Ainsi une personne employée à plein temps met davantage à jour ses compétences qu’une personne à temps partiel ou sans emploi: 51% contre 22%. Idem pour le niveau de formation: une personne ayant un diplôme de type hautes écoles suivra 5 fois plus de cours que celle sans formation. C’est dire qu’un cadre supérieur en plein emploi retournera plus facilement sur les bancs de l’école pour apprendre encore plus et encore mieux qu’un ouvrier non qualifié à temps partiel.
Sources: Enquête de l’Office fédéral de la statistique Participation à la formation continue en Suisse, 2006, par G. Bernier, D. Luthi et B. Quiquerez.


























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