Se simplifier la vie avec des listes

Par Fabienne Rosset


Par Fabienne Rosset



La liste corbeille

On y note: Tout ce dont on veut se débarrasser. On commence par la maison, des placards à la pile sur le bureau, et on joue le jeu en écrivant tout ce qui nous passe par la tête. Puis on passe à ce qui plombe moralement: situations toxiques, rancunes, relations stériles.
Imparable: Comme exutoire et pour prendre de la distance. On écrit la liste pour soi avant de la jeter.
Le plus: Ce n’est pas en écrivant qu’on arrivera à se débarrasser de tout, mais le mettre sur papier aide à faire le premier pas dans sa tête et à s’alléger l’esprit.

La liste de la fée du logis

On y note: X petites corvées à faire par jour: vider les poubelles, changer l’eau des fleurs ou changer les draps du lit. On liste par pièce, de la cuisine à la salle de bains.
Imparable: Pour ne pas être submergée le samedi par le ménage, la lessive et trois sacs de repassage.
Le plus: En se fixant une routine domestique quotidienne en 15 étapes de quinze minutes, on s’allège ou on s’épargne la mensuelle, voire l’annuelle.

La liste de ce qu’on ne veut pas dans la vie

On y note: A gauche, les choses que vous avez faites et regrettées, à droite, ce que vous feriez si elles se représentaient. Mais aussi: ce qu’on ne peut pas changer, le type de personnes qu’on veut éviter ou les moments gaspillés pour des choses sans importance.
Imparable: Pour savoir où on en est et apprendre à mieux se connaître.
Le plus: Au lieu d’insulter son ex sous le coup de la colère et le regretter après, on écrit son ressentiment et on garde ses sentiments pour soi sans perdre la face.

La liste baume à l’âme

On y note: Ses citations préférées, ses plaisirs quotidiens ou de beaux endroits visités ou à visiter. Et on continue en recherchant et en notant les détails pratiques pour anticiper le voyage dont on rêve.
Imparable: Pour proposer des idées d’escapades d’enfer à votre amoureux: vous aurez déjà tout étudié de A à Z. Il ne pourra pas y résister.
Le plus: Fait effet de bouée de sauvetage quand on est à plat moralement. Rien qu’en les feuilletant, on est reboosté.

Le support

On conserve toujours le même carnet de notes (ou fichier informatique pour les réfractaires au papier). L’essentiel étant de noter au même endroit, sans s’éparpiller. On pense à une base qu’on a sur soi (petit calepin ou notes dans son agenda par exemple) et à un carnet mère qu’on conserve à la maison. L’idéal est de le ranger sur sa table de chevet pour ses pensées nocturnes.

 

A lire

L’Art des Listes,
Dominique Loreau,
Ed. Robert Laffont.
281 p.

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