Dossiers
Manger du poisson, c’est bon pour notre santé.
Moins pour celle des espèces menacées de surpêche... Alors, à quel filet peut-on encore se vouer?
Poissons en danger
Même si la diététique favorise la consommation de poisson - riche en protéines et en oméga 3 - cet aliment ne constitue pas une ressource inépuisable. Pour répondre à la demande actuelle, les océans sont surexploités et des élevages industriels dévastent les côtes maritimes. Les stocks de pêche augmentent, mais les poissons de mer ne se multiplient pas pour autant pour satisfaire l’appétit de la planète. On estime que les trois quarts des espèces commercialisées sont concernées par un phénomène de surpêche.
Comment savoir ce qu’on achète?
La terminologie est parfois compliquée... Une même espèce se décline sous plusieurs noms, comme la morue aussi appelée cabillaud, ou le bar commun tantôt appelé loup de mer. Gare aussi à la provenance (poisson sauvage ou d’élevage) et à son état (frais, dégelé ou congelé), ce sont d’autres critères déterminants qui devraient figurer sur les étiquettes.
Labels à suivre
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En l’absence de dénomination claire, choisir les poissons estampillés MSC, «conseil de bonne gestion marine». Ce label est apposé sur des poissons provenant d’une pêche ménageant l’écosystème marin. A suivre aussi sur les boîtes de thon, l’étiquette «Dolphin Safe», qui certifie que le poisson a été pêché de manière à éviter la capture accidentelle de dauphins. Quant aux poissons d’élevage, on consommera ceux qui portent le label bio. |
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Nos 3 conseils
- Ne consommez pas du poisson tous les jours, réservez-le à des occasions spéciales.
- Préférez le poisson indigène. Dans les lacs et rivières suisses, la pêche répond à des critères de durabilité. Cependant, elle ne suffit pas à répondre à la demande globale des consommateurs, et donc à remplacer la pêche maritime.
- Pensez à l’huile de colza, une autre excellente source locale d’oméga 3.
A consulter ou à prendre dans son sac
Certains restaurants et magasins ont pris des mesures en refusant de vendre des espèces menacées comme le thon rouge. Pour aider les consommateurs à éviter d’acheter les espèces menacées au rayon produits de la mer,
le WWF propose une liste de recommandations
Vous trouverez aussi des recommandations sur le site de la Fédération romande des consommateurs
Les espèces les plus menacées
Le thon rouge, la raie et le mérou sont en voie d’extinction. Le cabillaud et le flétan de l’Atlantique nord sont pêchés avec excès. A noter que les boîtes de thon contiennent du thon jaune, un poisson qui n’est pas en voie de disparition, contrairement au thon rouge.
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En voie d'extinction: Le thon rouge |
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En voie d'extinction: La raie |
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En voie d'extinction: Le mérou |
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En danger: Le flétan |
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En danger: Le cabillaud |






























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